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    Droits des consommateurs : l’Etat fait la sourde oreille

    Droits des consommateurs : l’Etat fait la sourde oreille

    Après la décision de l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU), prise avec l’Agence de transport terrestre (ATT) relative au maintien temporaire  du ticket de taxi-be à 400 ariary, les consommateurs se sont réunis samedi dernier pour se faire entendre non seulement à propos des transports, mais également de la cherté de la vie en général.

    Face à l’inflation touchant plusieurs domaines liés au quotidien de la population, l’Association pour les droits des consommateurs a décidé de dire le fond de sa pensée samedi dernier au Tranompokonolona à Analakely. D’après elle, la population est toujours la dernière à savoir les des décisions prises en haut lieu et pis encore…elle ne semble pas avoir le droit de dénoncer et de s’opposer au risque de fomenter un trouble portant atteinte à la sureté de l’Etat. Et même si la population essaie d’émettre son avis par rapport à la hausse de la facture de la Jirama où la flambée des prix des produits de première nécessité, leur plainte n’est pas entendue. L’Association pointe de doigt l’Etat et son irresponsabilité devant la pauvreté flagrante des Malgaches. Outre la facture de la Jirama, la prochaine hausse des prix du carburant hante déjà les consommateurs et la population en général.

    Ras-le-bol de cette inflation galopante, les consommateurs revendiquent sans cesse leurs droits. Sur ce sujet, Lita Rabetaliana, président de l’association des consommateurs a été à la fois claire et ferme  sur les actions à entreprendre. D’après lui, l’Etat prend à mal l’idée de descendre dans les rues alors qu’ «Il s’agit tout simplement de réclamer ce qui devait être réclamé.  Si les négociations avec les autorités accouchent d’une souris, il faut que nous agissions intelligemment. Par exemple taper sur la marmite de chaque foyer pour exprimer la faim».

    Le faible pouvoir d’achat des Malgaches n’est plus à commenter. L’ariary n’a aucune valeur aussi bien sur le plan national qu’international. «De nos jours, 5000 ariary ne valle presque rien. Nous ne pouvons plus acheter grand-chose avec une telle somme», a souligné un consommateur. Et cette réunion ainsi que celles au programme sert à interpeller l’Etat. A ce sujet, l’Association pour les droits des consommateurs continueront de se réunir une fois par mois afin de trouver ensemble les mesures à prendre face à l’attitude de l’Etat.

    Mamisoa Antonia

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