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    Conjoncture : débat sur la tenue d’une élection anticipée

    Conjoncture : débat sur la tenue d’une élection anticipée

    Depuis quelque temps, la démission du chef de l’Etat est réclamée par certains acteurs tout en exigeant la tenue d’une élection anticipée. Une initiative qui ne fait pas forcément l’unanimité.

    Vers le début de ce mois, le mouvement « Mitsangàna ry Malagasy », a vu le jour, suivi par  le Mouvement pour la liberté d’expression, et récemment celui du

    « Dinika fanavotana ny firenena ». Autant de mouvements qui ne sont pas en accord avec la situation actuelle.

    Si les journalistes militent pour des amendements du Code de la communication, syndicalistes et partis politiques dénoncent tout simplement la mauvaise gestion du pays par les dirigeants. Certains vont même jusqu’à exiger une élection anticipée qui devrait alors débuter par la démission du chef de l’Etat. Face à toutes ces revendications, certains membres de la société civile estiment qu’une telle élection ne serait pas la solution. « Cela pourrait au contraire aggraver la situation », a indiqué le secrétaire exécutif de la Plateforme nationale des organisations de la société civile (Pfnoscm), Mamoudou Ndriandahy, joint au téléphone hier. Lui d’expliquer que le problème réside au niveau du manque d’éthique des politiciens, « Ce qui pourrait engendrer d’autres crises ».

    De son côté, Patricia Raharisoamalala, membre du Comité national d’observation des élections (KMF/Cnoe), a indiqué qu’il n’est pas certain qu’une élection anticipée soit réellement la solution. « Quelle garantie avons-nous pour dire qu’une telle élection soit réellement nécessaire ? », s’est-elle interrogée tout en craignant qu’un nouveau régime de transition  risque d’être instauré et dans le même temps de perdurer.

    Retour au dialogue

    Le chef de l’Etat étant à mi-mandat, l’ancienne SG du KMF/Cnoe estime que la solution serait de créer un espace de concertation pour que les autorités puissent réellement entendre les doléances de la population. Un avis partagé par le Pfnoscm qui soutient que le régime ne peut s’en sortir tout seul.

    Pour rappel, c’est l’Alliance républicaine de Madagascar (Armada) qui a commencé à revendiquer une élection  après la démission du chef de l’Etat.

    « Nous avons mis beaucoup  d’espoir dans le nouveau régime, mais deux ans après, rien n’a changé », a déploré le leader du Hiaraka isika et non moins membre de l’Armada, Camille Vital, le mois de mai dernier à l’hôtel Ibis Ankorondrano.

    Côté organisation par contre, la Commission électorale indépendante (Ceni) avait indiqué qu’elle devait être prête pour n’importe quelles élections sauf que les résultats ne pourraient pas être garantis en cas d’élection anticipée. « Du fait de la précipitation dans son organisation », avait indiqué récemment le président de la Ceni, Hery Rakotomanana.

    Tahina Navalona

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