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    Chronique : et vogue la galère

    L’inquiétude se serait installée au cœur du pouvoir tel un ver dans un fruit, que les accès de grande fébrilité ne se seraient manifestés autrement. Naturel que les personnages en poste se dépensent à défendre leur

    « beefsteak », mais à multiplier gaucheries et maladresses ils dévoilent la faiblesse d’une position défensive voire la panique d’être aux abois.

    Evoquer la loi relative à la liberté d’expression équivaut à parler de corde dans la maison d’un pendu, pourtant c’est le Premier ministre qui remet sur le tapis la question. En référence aux déclarations du Chef de l’Etat lors du passage de celui-ci à l’Île Maurice, le Premier ministre ne pouvait qu’enfoncer le clou à propos de la disposition du pouvoir à prêter écoute et à engager le dialogue. Discours et postures réduits à de propos dilatoires et à de simples gesticulations face à une réalité vide de faits et comportements en confirmation du verbe. Egale attitude : alors que le plancher menace de se dérober sous leurs pieds, les gens du pouvoir persifflent et signent à propos d’un début de stabilité, appuyé sur un constat établi par le FMI, constat objet d’interrogations et de railleries.

    Fort d’une aptitude imaginaire à prêter écoute et à engager dialogue, le gouvernement en fait un argument pour justifier l’inutilité et l’interdiction de descendre dans la rue. Aveuglé de jalousie pour son pouvoir, un régime de plus qui n’a pas compris qu’au-delà des urnes, en constante ébullition la démocratie nécessite la soupape de sécurité que sont les manifs, afin de laisser échapper le trop-plein des insatisfactions et que n’éclate le couvercle (cf. « vakin’ny takotra » du regretté Rado).

    Le deuxième homme du gouvernement, en raison de son caractère n’aurait su  rester dans une position défensive, égal à lui-même il ne manifeste que dérisoire attitude emplie de morgue. Le bateau des préparatifs du Sommet de la Francophonie prend de la gite, lui s’exprime et s’escrime comme si sur mer d’huile il tenait la barre d’un yacht de plaisance. Ainsi vogue la galère.

    Léo Raz

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