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    On connaît la chanson et la suite…

    On connaît la chanson et la suite…

    Les journalistes militant pour la liberté d’expression ont fait savoir leur intention de tenir un sit-in ce jour. D’autres associations et partis politiques ayant dénoncé la mauvaise gestion de l’actuel régime ne vont pas tarder à faire de cette manifestation une récupération politique. Du côté de l’Etat, on connaît déjà la chanson et la suite: il y a un dessous politique, il s’agit d’un acte de déstabilisation visant à bouleverser l’ordre public, il faudra l’empêcher par tous les moyens, en douceur ou en force.

    Depuis l’obtention de la République à nos jours, ce même scénario se répète dans le pays. Toutes manifestations publiques, les revendications de droits ou les dénonciations des injustices sont souvent considérées comme des actes politiques et/ou deviennent politiques. Elles sont très vite réprimées si l’on ne parvient pas à les tuer dans l’œuf. Résultats : rares sont les revendications sociales ou syndicales entendues ou répondues comme il se doit, parce qu’il n’y a jamais eu lieu de les exprimer ou de les écouter.

    Du côté du pouvoir, l’on prétexte qu’il n’est pas évident d’arriver à des manifestations populaires ou à toutes autres formes de perturbation. A la manière des lâches et irresponsables, ils indiquent que des solutions auraient pu être trouvées  si les actes de perturbation n’ont pas été orchestrés.  Ça aurait effectivement pu être le cas. Mais avant de porter ce jugement et de pointer de doigt, il fallait prêter oreilles à ces cris de détresse de la population

    La réalité est que le pouvoir a toujours tendance à faire les sourdes oreilles. Pire, il a pour principe de fermer les yeux pour ne pas regarder la réalité en face. L’avidité de pouvoir des dirigeants  et de leurs partisans les ont rendus  muets, sourds, aveugles, agressifs et autoritaires. De Philibert Tsiranana à Marc Ravalomanana, en passant par Didier Ratsiraka ou encore à l’époque de la Transition de Rajoelina, les gouvernants ont toujours eu recours  à cette vieille formule et vile pratique. Toutefois,  elles ne leur ont pas permis de rester éternellement au pouvoir. Au contraire…

    Vonjy M.

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