Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Chronique : futilité des solutions cosmétiques

    Les plus objectifs parmi les observateurs de la vie publique expriment réserve quant aux propositions de solution qui apparaissent. De vieux chevaux de retour font à nouveau surface pour tenter de se refaire une santé, prétendre rabibocher et ainsi prendre de la hauteur. Le pouvoir, singularisé par l’impression qu’il donne de son action, celle de ne pas remuer grand-chose et de ne se remuer que pour produire du spectacle, s’accroche à bout de souffle. L’Objectif pour lui sauver la face consiste à réussir l’accueil du Sommet de la Francophonie. L’honneur d’organiser l’événement, de faveur se transformerait-il en cauchemar, un cadeau empoisonné ? Plus le délai approche plus le rythme des travaux de préparation ralentit, le chantier serait-il à la démesure des possibilités ? Même pas question de disponibilités financières ni de moyens matériels, la Bonne Mère a tout prévu et y a pourvu, le problème se réduit à une histoire d’art de gouvernance. Du sable dans les rouages. La mécanique accuse des ratés depuis pas mal de temps, la suffisance a fait perdre aux responsables la perception de la réalité : inaptes à réaliser l’ampleur des dégâts, le moteur a fini par caler. Du pain béni pour les opposants, qui, à tort ou à raison, les poussent à quitter les postes de commande avant que le pays ne s’échoue dans un profond ravin. Habituelle bataille entre camps rivaux qui se disputent la conduite d’un pays.

    Le pouvoir actuel a eu la faiblesse dès l’origine de soumettre le gouvernement à des périodes d’essai, aveu d’impréparation à assumer le rôle. La suite confirme, des erreurs de casting : troisième année troisième gouvernement. Que viennent y faire une réconciliation nationale, une table ronde… ? Combiner une entente pour additionner les insuffisances ? Remettre en selle ceux qui, habillés en facilitateurs sont restés à quai ? Les soins dispensés par un coiffeur ne remédient pas à une indigestion du fait que l’on a eu les yeux plus gros que le ventre : péché mignon en partage par nombreux acteurs de tous bords.

    Léo Raz

     

    Les commentaires sont fermées.