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    Dossier – Tara Shakti : une peintre malgache aux multiples facettes

    Dossier – Tara Shakti : une peintre malgache  aux multiples facettes

    Tout de noir vêtue, maquillage légèrement outrancier, coupe de ses cheveux plutôt excentrique, bague et boucles d’oreilles en croix… tous les signes extérieurs révèlent son appartenance au mouvement gothique. Et ce n’est pas pour la frime, ni pour la tendance que Tara Shakti adopte ce style. C’est parce qu’il lui va bien,  la décrit au mieux et la définit bien.

    Tara Shakti est une artiste malgache, même si son nom a une consonance indienne et japonaise. Il s’agit d’un nom artistique emprunté à une déesse bouddhiste, Tara, dont les pouvoirs peuvent délivrer les fidèles des dangers physiques. Cette artiste se présente principalement en tant que peintre.  Mais en réalité, elle a plus d’une corde à son arc : chanteuse, mannequin, maquilleuse, philanthrope…. Mais, pour elle, tout converge vers la peinture.

    La peinture est une seconde nature pour Tara Shakti, elle l’a héritée de sa famille. Autodidacte, elle bénéficie par la suite de l’encadrement parfait des siens en la personne d’Andry Milay. Ainsi, la peinture est une fidèle amie qui ne quitte jamais Tara. Elle  partage ses joies et ses peines, ses coups de cœur et ses colères. La peinture, c’est l’expression quasi-permanente de son état d’âme, de son état d’art.  Comme Mozart ou encore Beethoven, ses idoles et non moins sources d’inspirations, Tara vit au quotidien de l’art. C’est le moteur de son Etre.

    « Cherche si, dans le tableau que tu veux faire, il y a une teinte encore plus foncée que celle-là ; indiques-en la place, et plaque cette teinte avec ton couteau ou la brosse ; elle n’indiquera probablement aucun détail dans son obscurité. Ensuite, attaque par gradations les nuances les moins intenses, en t’essayant à les mettre à leur place, puis les demi-teintes ; enfin tu n’auras plus qu’à faire luire les clairs… » : Gustave Courbet

    Avec cette artiste peintre, rien n’est laissé au hasard. Tout a un sens et chaque élément intervient à une situation précise dans un objectif bien déterminé. Ainsi, le noir qu’elle adopte dans son style vestimentaire et qui apparait dans la plupart de ses œuvres, n’est pas fortuit. Comme le disait Gustave Courbet, cette couleur est considérée comme une obscurité, la nuit et souvent traduite comme  le signe du désespoir. Parce que le noir, l’obscurité, la nuit ou le désespoir, c’est selon,  constitue le commencement.

    En peinture, l’artiste procède avec une sobriété constante, dans l’attente de la révélation hypothétique du sens de la vie : personnages saisis dans leur gravité existentielle, vivants et morts qui marchent d’un même pas…Bref, la fatalité et la résignation dominent,  les autres couleurs et les parures, elles, revêtent une noblesse singulière, et constituent quelque part un espoir, car elles forment le signe de la reconnaissance. Ainsi, Tara Shakti est dans une quête perpétuelle de la vie après la mort.

    La mort de sa grand-mère et la récente disparition de sa mère ont dû la pousser à aller plus loin, peut-être bien sans retenue, dans sa quête sur la vie après la mort. Mais vu qu’elle n’a pas encore trouvé la réponse à ses questionnements, l’artiste continue à s’interroger et à les exprimer à travers ses tableaux. Des tableaux de peinture qui peint la réalité vécue comme une réalité rêvée, avec une technicité bien élevée et des savoir-faire bien approfondis. Et dans cette voie artistique qu’elle est  entrain de suivre, Tara a visiblement un avenir certain.

    Textes : Vavah R.

    Crédits photos : Alex Garnier

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