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    Madagascar il y a 100 ans : la soirée musicale et théâtrale de samedi

    Superbement réussie a été la soirée artistique donnée par les amateurs de Tamatave, samedi dernier, au théâtre municipal. Le succès a été complet, et a dépassé même ce qu’on était en droit d’attendre d’artistes qui cependant avaient déjà fourni les preuves de leur talent.

    Rarement il est donné de trouver, dans une ville de population aussi restreinte que celle de Tamatave, un ensemble d’amateurs possédant un talent aussi consommé que ceux qu’avec raison on a si chaleureusement applaudis samedi soir.

    Mais aussi, ce que l’on a

    ri !…

    À vouloir rendre compte de cette soirée, le chroniqueur se trouve fort embarrassé pour désigner celui d’entre eux qui mérite le plus d’éloges car tous ont été parfaits dans leurs rôles respectifs.

    Félicitons d’abord Monsieur et Madame Prevel, les organisateurs de cette soirée, dont ils ont été la cheville ouvrière, et à laquelle ils ont apporté le concours de leur talent hors ligne.

    Que dire des interprètes de l’Anglais tel qu’on le parle ? Le fou rire qui a enlevé la salle pendant toute sa représentation dit assez la perfection qu’ils y ont apportée.

    Monsieur et Madame Mathiaux s’y sont montrés supérieurs à eux-mêmes.

    Madame Rollet a été parfaite bien que son rôle de caissière fut un peu effacé.

    1. Frelant nous a donné un interprète hilarant, et M. Rambaud un pair noble anglais des plus réussis.

    Dans La Cinquantaine, Madame Vigne et M. Colombani ont été d’un comique achevé. Aussi la salle les a chaleureusement applaudis.

    Madame Juge et Madame Vigne ont chanté comme toujours, merveilleusement, et M. Tissié a été d’un art parfait dans ses chansonnettes.

    Au Chant du Départ, il y a lieu de féliciter chaleureusement tous les artistes qui y ont concouru et particulièrement la jeune Nicole Mathiaux, sur qui, malgré son jeune âge, a déteint le talent artistique de ses parents.

    Nous n’aurons garde d’oublier Madame Douyère qui, sur le piano, sait se jouer des difficultés musicales, de même que Mesdemoiselles d’Hotman de Villiers, sur le piano et le violon.

    En somme, soirée d’inoubliable souvenir et de succès complet, qui nous en fait entrevoir d’autres, grâce au talent et au dévouement des artistes qui ont bien voulu lui apporter leur concours, et que nous ne saurions assez remercier.

    Le Tamatave

    www.bibliothequemalgache.com

     

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