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    Au pays du « Moramora »

    Au pays du « Moramora »

    Au pays du «Moramora». Plusieurs décennies après l’obtention de l’Indépendance, ce qualificatif péjoratif semble encore aller à merveille à notre très chère Grande île. Au contraire, certains d’entre nous ont l’air de se plaire à cette appellation qui dénote, entre autres, l’inexistence d’une culture d’excellence, le manque de persévérance et de subtilité. Le vécu au quotidien le confirme et les anomalies sur les sujets de Bac, découvertes une semaine seulement après l’examen, l’attestent.

    Pour les parents d’élèves et pour ceux qui se soucient du futur de leur progéniture, une telle erreur est impardonnable. Ce n’est pas seulement mettre en jeu l’avenir des étudiants, mais aussi foutre en l’air le prestige de l’éducation et de l’enseignement à Madagascar, si minime soit-il. Professionnellement parlant, c’est de la négligence pure et simple, un manquement grave au devoir de citoyen et à la responsabilité d’éducateur, d’administrateur…

    L’on se demande bien à quoi sert la distribution de tablettes, l’installation des bibliothèques, les réformes et les efforts apportés dans le domaine de l’éducation, dans l’espoir de l’améliorer si au final, lors des examens officiels, les sujets d’examen ne sont mêmes pas valables ? Et l’on ne parle plus du manque de respect envers les élèves à qui on a laissé se triturer les méninges pour rien et à qui on ne présentera pas le moindre geste d’excuse, le minimum de politesse que les enseignants et parents s’efforcer d’inculquer aux enfants dès leur plus jeune âge ?

    Ces anomalies de sujets d’examen ne sont malheureusement pas des cas isolés. C’est le reflet aussi d’une mauvaise gouvernance, de l’organisation politique et sociale qui prévaut dans le pays actuellement. Le manque de réaction, synonyme d’irresponsabilité, est monnaie courante à toutes les instances et secteurs d’activité. Nous sommes bel et bien au pays du «Moramora» où tout peut passer inaperçu et vite oublié et que cela plaisent bien à beaucoup d’entre nous, nous les Malgaches.

    Vavah R.

     

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