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    Chronique : elle est pas belle la vie ?

    Il y a des séries télévisées que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Elles nous venaient des Amériques, déjà, notamment de ce pays qui ce mois-ci accueille les Jeux Olympiques. Ces séries  brésiliennes offraient à nos cœurs attendris un florilège des clichés amoureux qui se veulent universels. Nous n’étions pas les seuls à rêver devant le petit écran à l’heure de diffusion de «Mademoiselle» ou de «Marimar» ; tout le continent africain a été bercé par ces bluettes qui ont fait beaucoup de petits. Depuis ces séries qui paraissent joliment «vintage» aujourd’hui, le Brésil et le Mexique ont fait des émules jusqu’à Bollywood et plus récemment Nollywood. Si elles se distinguent par le contexte géographique et, dans une moindre mesure, le contexte culturel, l’esprit des telenovelas n’a pas changé : c’est avant tout un divertissement qui doit conquérir le plus grand nombre de téléspectateurs dans le monde. Les séries se suivent et se ressemblent ici, là-bas et ailleurs. On comprend pourquoi le ressort des histoires proposées est simplissime.

    Aujourd’hui, il y a aussi «C’est la vie». Tournée au Sénégal, cette série panafricaine est partie à la conquête du grand continent voisin, d’abord dans sa composante francophone avant d’être doublée et diffusée également en anglais. Le centre de santé de Ratanga et son petit monde sont le cœur de cette fiction jouée par des Africains, à destination d’un public africain.  Propre et rutilant comme s’il avait été inauguré la veille, le centre de santé de Ratanga ressemble non pas à la réalité mais à ce qui devrait être, à l’instar de nos établissements manara-penitra. Les personnages en revanche sont tout ce qu’il y a de plus vraisemblable, même s’ils sont parfois à la limite de la caricature. C’est sans doute le parti pris des scénaristes et des réalisateurs de «C’est la vie». Divertissement à destination du plus grand nombre, il transmet des messages de sensibilisation sur des sujets de société qui interpellent tous les spectateurs : santé maternelle, vie familiale, violences conjugales, …

    Créée par Marguerite Abouet, scénariste de la bande dessinée «Aya de Yopougon», «C’est la vie» est une série

    sénégalaise qui raconte des histoires proches de notre réalité malgache, bien plus que «Mademoiselle», «Marimar» et leurs prolifiques petites sœurs. Sénégalaise et ouverte sur le monde, la série est jouée en français, ce qui permet de suivre le quotidien des «amis de Ratanga» bien au-delà des frontières du Sénégal, à Madagascar par exemple. Encore une des facettes les plus réjouissantes de la francophonie, celle qui continue d’exister, que les sommets se concrétisent ou pas.

    Kemba Ranavela

     

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