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    Filière apicole : plus tournée vers l’exportation

    Filière apicole : plus tournée vers l’exportation

    L’Europe et les îles voisines constituent les principaux importateurs de miel de Madagascar. De plus en plus d’apiculteurs malgaches tentent de percer davantage le marché extérieur.

    Madagascar exporte du miel naturel principalement à l’île Maurice, en France, en Irak et aux Comores. Selon les statistiques de la Direction générale des douanes de Madagascar sur ITC Trademap, la Grande île a exporté 54 tonnes de miel dans le monde en 2015, dont 25 t à Maurice, 11 t en France, 9 t en Irak et 5 t aux Comores. Cela représente près de 186 mille dollars en valeur d’exportation.  C’est une évolution comparée au volume expédié dans le monde en 2014 : 17 tonnes. Et pour le premier semestre de cette année, Madagascar a exporté plus de 13 t dans le monde dont plus de 11 t pour la France et 1,7 t pour l’île Maurice.

    Frappés d’interdiction d’exporter vers le marché européen depuis 1996, les opérateurs en miel malgaches n’ont pu reprendre leurs activités qu’en 2012, lorsque l’embargo a été levé, et que la filière commença peu à peu à se redresser.

    Les pays importateurs sont très exigeants quant à la qualité du miel. De l’élevage en ruche jusqu’au conditionnement du miel, le produit doit passer plusieurs tests et contrôles phytosanitaires dans différentes laboratoire avant exportation. Malgré tout, les producteurs malgaches sont beaucoup plus tentés de viser le marché extérieur compte tenu du prix plus attractif et plus rentable dans l’exportation, comme l’a expliqué un apiculteur de la partie Est de l’Analamanga. Néanmoins, ces producteurs sollicitent également un appui de la part  du gouvernement.

    Hausse de la demande

    Le litre de miel se négocie actuellement à 15.000 ariary contre 10.000 à 12.000 ariary auparavant. Outre le problème de la déforestation, de maladie ou encore du coût d’investissement, la hausse de la demande justifierait entre autre cette augmentation de prix.

     Il est en effet possible d’obtenir jusqu’à trois récoltes annuelles là où la norme mondiale serait limitée à une seule. Mais ce potentiel reste assez peu exploité. Le manque d’informations sur les techniques de l’apiculture ainsi que la difficulté que rencontrent les apiculteurs pour se fournir en matériel spécialisé en sont les principales raisons.

    Arh.

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