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    Region Androy : la moisson s’annonce prometteuse

    Region Androy : la moisson s’annonce prometteuse

    Le moral est au beau fixe pour les agriculteurs. La récolte s’annonce bonne dans la région Androy qui a reçu une bonne quantité de précipitations durant le mois de juin jusqu’à mi-juillet. Quoi qu’il en soit, la menace d’insécurité alimentaire plane toujours.

    L’heure de la récolte a sonné. La situation alimentaire des ménages commence à s’améliorer peu à peu dans quelques parties de la région Androy, notamment à Ambovombe. Ignames, maniocs, légumes, en l’occurrence les carottes ou encore du maïs… s’ajoutent au menu journalier des ménages depuis le début de la récolte, il y a quelques semaines. « La récolte s’avère prometteuse par rapport à celle de ces dernières années, sauf celle du maïs, du sorgho et des lentilles dont une bonne partie a été ravagée par des insectes nuisibles », a-t-on appris d’une source locale.

    Les productions sont majoritairement destinées au commerce aux dépens de la consommation locale. Ce, malgré le fait que la région Androy souffre chaque année, surtout pendant les périodes de soudure, d’une crise d’insécurité alimentaire sévère. « Les productions sont acheminées vers les marchés de Toliara et de Fort-Dauphin… alors que beaucoup de zones à faibles productions devraient être ravitaillées dans l’Androy », a remarqué, Paubert Jeta, un natif de cette région et non moins anthropologue ayant déjà mené des études sur le « Kere » dans le Sud.

    Autosubsistance

    Cette réalité s’explique notamment par le fait que les agriculteurs ont tendance à vendre presque la totalité de leurs récoltes pour s’acheter du bétail qu’ils vont vendre à perte lors des périodes de soudure. Ce qui fait que l’autosuffisance alimentaire est loin d’être effective pour la majorité des ménages. « Au lieu de disposer de quoi se nourrir pendant près de huit mois grâce à leurs récoltes, ces derniers commencent à en acheter, à des prix exhorbitants, deux mois après la moisson », a enchaîné notre source.

    Ce qui l’a amenée à suggérer à ce que les agriculteurs de l’Androy restent pour le moment au stade de l’autosubsistance pour pouvoir mettre fin à l’épisode d’insécurité alimentaire dans cette région. « Pour ce faire, l’Etat doit mettre en place un système permettant de freiner les ventes des produits en dehors de la région une fois le quota que le ministère du Commerce devrait fixer, soit atteint » a-t-elle indiqué.  Sans quoi,  l’amélioration de la récolte ne sera d’aucune aide contre la menace d’insécurité alimentaire qui guette l’Androy. De toute façon, aucune action concrète n’est jusqu’ici menée après les ateliers successifs en vue de résoudre le « Kere » dans le Sud.

    Fahranarison

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