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    Chronique : bavarde des priorités, la hiérarchie protocolaire

    Dans un cadre mondial où la concurrence s’impose comme à faire la guerre, on peut comprendre que les ministères de l’économie et des finances figurent en bon rang de la hiérarchie. On explique moins la relégation du ministère de la population dans l’anonymat du peloton. Dans un régime marqué du sceau d’un machisme rampant mais tenace, on confie ce ministère à une femme : la préoccupation pour la population n’est que secondaire, autant que l’est la considération que l’on a de la femme et du rôle qu’on lui attribue. Mauvaise pioche, les mecs ! Une femme sachant y faire y brouille les cartes.

    A l’égal ou à un cran du ministre des finances, détenteur du nerf de l’action, le ministre de la population occupe un poste stratégique : transversal s’invitant dans d’autres ministères, fonctionnel pour donner consistance couleur et cohérence à l’action gouvernementale. Ministre de la Population : empêcheur de tourner en rond, morpion accroché aux décisions des autres collègues, avocat plaidant sans répit la cause de la population.

     Les tarifs de l’énergie électrique doivent-ils prendre un coup de chaleur afin de prendre en compte la vérité des prix, obligation faite par les « bailleurs », que faut-il pour autant n’accorder aucune considération à la réalité du pouvoir de la population ? Les richesses naturelles constituent-elles des réserves fournissant à l’Etat les moyens pour gouverner, que cette raison ne justifie ni précipitations ni discrets engagements dans des contrats secrets, ainsi suspects de brader la « terre des ancêtres ». Le ministre de la Population serait-il davantage lié à une solidarité gouvernementale (alimentaire ou non) que tenu par la mission de défendre les intérêts de la population ? Pour l’humanitaire, des initiatives de spectacles à but politicien, gesticulations budgétivores obérent d’autant la part des actions de fond.

    Dans la hiérarchie des préoccupations gouvernementales, prééminence aux projets présidentiels ! Prééminence insuffisante pour les qualifier de fantaisie mais assez manifeste pour dire la priorité faite aux chantiers-spectacles externes à une programmation d’action, si tant est que celle-ci existe.

    Léo Raz

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