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    Le Black Eyes : un nouveau filon pour le Boeny

    Le Black Eyes : un nouveau filon pour le Boeny

    D‘une fertilité hors du commun avec ses milliers d’hectares de dépôts alluvionnaires dénommés « baiboho » par la population locale, le district d’Ambato Boeny a toujours été un fleuron de la production agricole pour la région.

    Le Black eyes a la cote

    Après la période faste de la production de coton et de tomates, les paysans de la circonscription se sont tournés vers la culture du black eyes ou «lojy mitsangana» qui devient le produit phare de la région. C’est à partir de 2007 que la filière a commencé à attirer les producteurs d’autant que des nouveaux acheteurs  ont débarqué au pays, rendant ainsi le marché du black eyes plus concurrentiel. En 2011, 17 000 tonnes de black eyes ont été exportées du port de Majunga.

    La grande foire « lojy mitsangana » vient donc de se tenir trois journées d’affilée au stade Gabriel Razafintsalama d’ Ambato Boeny, le 29 juillet dernier, sous l’impulsion commune du Programme de soutien aux pôles de micro-entreprises rurales et aux économies régionales (Prosperer), de la Chambre de commerce et d’industrie de Mahajanga et de la région Boeny.

    La relance de l’économie agricole par la promotion de ce produit explique l’engouement des partenaires techniques dans la redynamisation de la filière, selon les révélations du coordonnateur régional du Prosperer Boeny, Paulin, lors de son intervention dans une des conférences-débats organisées durant la première édition de la grande foire « lojy mitsanga ». Les estimations techniques avancent une production au double de l’année précédente pour cette campagne 2016 avec 540 tonnes d’offres à présenter sur le marché, au moins.

    reflet 2Contradictions sur l’approche de développement de la filière

    Cette expansion de la filière bute toutefois sur des problèmes relatifs à l’écoulement du produit, risquant de démotiver les paysans qui s’y investissent. La vente de black eyes génère des pertes financières dues à la chute du cours local durant cette campagne 2016 en plus de la hausse des coûts de traitement qui se répercutent sur le prix de production.

    Se faisant le porte-parole des cultivateurs, le maire Valérien Rakotonandrasana a engagé des discussions sur les mesures prises par la région Boeny à propos du commerce du black eyes. Il a dénoncé l’impact négatif de l’arrêté régional ordonnant la délivrance de l’autorisation de collecte de ce produit aux seules autorités de la région en dévoilant des tentatives de rackets révélées par des opérateurs, obligés de se désister par la suite. Des prospections menées par la commune urbaine d’Ambato Boeny ont échoué, de ce fait a-t-il déploré, malgré des protocoles d’accord passés avec des investisseurs étrangers prêts à acquérir le produit au prix fort allant jusqu’à 2.000 ariary par kilogramme.

    Principal concerné par la question, le chef de la région Boeny, Saïd Ahamad Jaffar, a expliqué son initiative par la place prépondérante qu’occupe black eyes sur l’échiquier économique de sa circonscription. «Il est de mon devoir de réglementer la filière toute entière en promulguant un arrêté régional et mettre en place une plateforme de concertation sur ce produit», selon ses déclarations pour éclairer l’opinion publique ayant assisté à la conférence-débat à la tranompokonolona d’Ambato Boeny après la cérémonie d’ouverture de la grande foire « lojy mitsangana ».

    reflet 3Appui  de la Chambre de commerce et du Prosperer

    La culture du « lojy » est généralisée dans l’ex-province de Mahajanga mais le type « black eyes » fait la spécificité du district d’Ambato Boeny.

    Les statistiques du programme Prosperer révèlent une amélioration progressive du taux de production atteignant les 2,5 tonnes à l’hectare actuellement. La majorité des agriculteurs du district, ayant investi dans la culture du coton et des tomates dans le temps, se sont convertis dans cette nouvelle filière en substitution de leurs sources de revenus. Le filon se porte bien d’ailleurs suite aux appuis et encadrements conséquents du Prosperer  Boeny et de la Chambre de commerce et d’industrie de Mahajanga.

    Un magasin de stockage de produit vient d’être ainsi inauguré dans le fokontany d’ Ankaraobato, dans la commune urbaine d’Ambato Boeny pour appuyer le dynamisme des membres de la coopérative Tamia de la localité. La mise en place de telles infrastructures au niveau des producteurs est d’une grande importance, selon le coordonnateur national du projet, pour renforcer leur force de négociation face aux opérateurs. Le but de l’initiative est de donner aux agriculteurs le pouvoir de réguler eux-mêmes le marché pour en tirer avantage, a-t-il souligné.  Le programme Prosperer a encore doté cette coopérative d’ Ankaraobato de machines agricoles lors de l’ouverture officielle de la foire régionale « lojy mitsangana » pour mieux rentabiliser leurs efforts.

    Les paramètres sont donc réunis pour faire de ce produit phare de la région Boeny un vecteur de développement par l’amélioration des revenus des ruraux qui attendent beaucoup des interventions des autorités pour stabiliser le cours du black eyes à l’issue du débat public sur ce thème à Ambato Boeny.

    Reflet4

    Manou

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