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    Code de la communication : les USA en appellent à un dialogue franc

    Code de la communication  : les USA en appellent à un  dialogue franc

    Le Code de la communication continue à faire du bruit. L’ambassade américaine, pour sa part, épouse l’initiative d’un dialogue.

    Une semaine, ou presque, après la publication de la Haute cour constitutionnelle (HCC) du verdict relatif à la loi sur le Code de la communication médiatisée, les Etats-Unis, par le biais de son ambassade s’exprime enfin sur le sujet. Dans une brève publication sur les réseaux sociaux, la chancellerie sise à Andranomena note qu’ à la lumière de la déclaration de la HCC sur la constitutionnalité, sous les réserves d’interprétation, qui a indiqué la nécessité de clarifier certaines sections, compte tenu des   principes constitutionnels et des   normes internationales, «les Etats-Unis soutiennent l’initiation d’un  dialogue franc et ouvert parmi les parties prenantes appropriées afin d’assurer que ces standards soient respectés». Auparavant, la missive insiste sur le fait que, «Une  démocratie forte».

    Sans dire ouvertement l’ esprit de cette note, l’ambassade américaine, vu sous certains angles,  incite sur l’importance de dialoguer afin de parvenir à élaborer un Code qui ne sera pas fatal à la liberté d’expression. A l’issue de l’adoption de ce code au niveau du parlement, un mois auparavant, l’ambassade américaine avait en effet figuré parmi les chancelleries qui ont accepté de recevoir des ténors du «Mouvement pour la liberté d’expression» dont l’objectif était d’inviter l’Exécutif à revoir le Code. Au bout du compte, les initiatives des journalistes n’ont cependant pas abouti et ce en dépit des discours faisant semblant d’ouvrir une fenêtre pour dialoguer, mais il n’en fut rien. « Nous déplorons que les appels lancés pour une reprise des discussions avaient été vains malgré la déclaration présidentielle sur sa proposition de dialoguer si cela était nécessaire », précise sur ce point les journalistes lors de leur déclaration de mardi dernier.

    Libertés fondamentales

    En tout cas, ces temps-ci, les Etats-Unis n’ont cessé d’insister sur l’importance et la nécessité du respect des libertés fondamentales. «Avec nos «libertés» garanties – la liberté de parler librement, la liberté de présenter une pétition devant le gouvernement, la liberté d’exprimer ses opinions, la liberté de se réunir pacifiquement et la liberté de se réunir (ou non) pour un culte, selon le choix de chacun – les États-Unis croient également en la préservation des droits des gens à vivre sans peur de violence et de vivre sans crainte pour sa vie ou celle d’autrui», avait d’ailleurs souligné l’ambassadeur Robert Yamate, lors de son discours  durant le lancement officiel du projet,  «Promotion de la bonne gouvernance et des droits de l’homme dans le secteur extractif».

    A noter qu’un collectif de journalistes représentant l’ensemble de la profession a lancé une pétition afin de demander au Chef de l’Etat, qui doit maintenant promulguer la loi, de renvoyer le texte en lecture devant le Parlement. Jusqu’à hier, l’initiative a obtenu plus de deux cents signataires.

    Jao Patricius

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