Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Danse : la capitale de Betsimisaraka se démarque

    Riche de sa culture et de sa tradition, la région de Betsimisaraka a également une pépinière inépuisable de jeunes danseurs  aussi talentueux que passionnés. A preuve, Tahala company, issue de la ville de Toamasina, défendra ses couleurs lors des VIIIe Jeux de la Francophonie qui se tiendront  du 21 au 30 juillet 2017 en Côte d’Ivoire.

    Toamasina, capitale de la danse

    S’affirmant comme un fer de lance de la promotion de la danse dans cette partie orientale de l’île,  le festival Mitsaka se tient périodiquement depuis une décennie dans la ville portuaire. En fait,  la 8e édition de Mitsaka s’est tenue du 30 novembre au 4 décembre 2016, en itinérance entre Toamasina et Foulpointe. Tour d’horizon

    Des compagnies de danses et chorégraphes ont vu le jour et pris de l’ampleur au fil des éditions. Au-delà de cette passion commune pour la danse, «Ils ont pu réaliser d’autres actions  à Toamasina auprès des établissements scolaires. Groupés au sein du collectif Dih’Araiky, ils s’investissent tout au long de l’événement», constate un responsable. Et maintenant que le festival prend de l’envergure internationale, les aficionados sont plus que motivés à l’idée des échanges et partages d’expériences avec les danseurs étrangers.

    Une ouverture vers l’extérieur

    «Le festival est né d’une initiative d’offrir à des jeunes danseurs néophytes une ouverture vers l’extérieur, un accès à des formations riches et variées. Le but étant de développer leurs capacités, de nourrir leur créativité dans l’idée d’une culture en devenir, se basant sur des valeurs communes. La danse est, en effet, à la fois un acte personnel, conscient et un geste collectif organisé. Nos actions sont collectives pour aider à mener une réflexion actuelle sur la personne», soutiennent les membres de la compagnie Tahala, porteurs du projet.

    Durant une semaine d’affilée, Mitsaka s’est vu rythmé par un atelier de formation, une résidence de création chorégraphique et une série de spectacles. La précédente édition a permis d’établir de nouvelles coopérations entre les invités internationaux, entre autres, La Réunion, La France, Mozambique, Maurice, Comores et la ville hôte du festival.

    «Mitsaka permet également de développer le sens critique et le sens des responsabilités des jeunes danseurs, futurs citoyens. L’appropriation et la transmission sont essentielles. Les interventions en milieu scolaire à Foulpointe et à Toamasina sont d’ailleurs menées par ces jeunes adultes qui se réapproprient par la pratique les éléments de formation que nous leur proposons», ont-ils ajouté.

    Le festival Art-Iary en un mot

    Dans le même registre, Art-Iary est un festival international de danse en paysage urbain. Sa 2e édition se déroulera dans la ville de Toamasina, réunissant plusieurs compagnies d’artistes danseurs venant des quatre coins du monde.

    «Pour cette année, le festival porte une attention toute particulière sur la nature, le recyclage des déchets, le développement durable à travers l’art», a fait savoir Claudio Rabemananjara, de My Crew Compagnie. Si la première édition s’est focalisée essentiellement sur la danse, «Art-Iary» voit grand cette fois en s’intéressant à des domaines aussi variés que la musique, la mode et l’exposition d’arts.

    «Art-Iary», comme son nom l’indique,  utilise la danse comme outil de développement de la société, visant particulièrement à sensibiliser le public à entretenir la propreté de la ville ainsi que ses patrimoines architecturaux. «En plus de sa raison d’être qui touche les secteurs sociaux, l’éducation, l’environnement et la santé, ce festival itinérant bénéficie d’opportunités de contexte hors du commun», a-t-il conclu.

    «Tsingy» entre en scène

    Le plus grand rassemblement francophone, les Jeux de la Francophonie fédère tous les quatre ans plus de 3 000 jeunes participants dans un esprit de fête, d’échanges et d’ouverture. Cette année ne dérogera pas à la règle, notamment dans les domaines culturels.

    A cette occasion, Tahala company aura le loisir de mettre à profit son savoir-faire autour d’une chorégraphie baptisée «Tsingy». «Tsingy est un monument historique de Madagascar qui a été classé patrimoine Mondial par l’Unesco depuis 1990. Au- delà de son aspect physique et  historique, le Tsingy illustre parfaitement la beauté de Madagascar que nous nous attelons à démontrer», argumente Zoë Johnson Randrianjanaka de Tahala Company.

    A vrai dire, la délégation malgache est composée de six artistes et deux compagnies artistiques. On notera Zolobe dans les arts de la rue,  Taka Andrianavalona et Eric Rakoto dans les arts visuels. A eux s’ajoutent, Tahala Company dans le domaine de la danse de création, Mahefa Randrianarivelo dans la catégorie photographie, Môssieur Njô dans la littérature et pour couronner le tout, Koloina Rakotoarisoa et Marcel Ramiandravola sélectionnés respectivement dans la création numérique et le développement durable.

    Page réalisée par Joachin Michaël

    Les commentaires sont fermées.