Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Candidatures à l’international : l’Afrique tente de trouver un consensus

    Comment préserver les candidatures communes lors de vote aux Nations unies, à New-York ou à Genève ? C’est la principale interrogation à laquelle les membres du Conseil exécutif de l’Union africaine ont tenté de répondre hier à Addis-Abeba.

    Le constat est en effet simple : l’Afrique hésite à adopter une position commune à l’international et cela se traduit par postuler les différents postes au niveau des instances onusiennes. Ces temps-ci, consciente de cette faille, l’Afrique veut adopter un mécanisme approprié.

    « Nous devons changer notre méthode de travail », s’est insurgée hier la ministre botswanaise des Affaires étrangères. A l’instar de ses collègues africains, elle s’est plainte des candidatures endossées par la Commission de l’Union, mais qui ne sont pas respectées lors des votes. Elle a d’ailleurs évoqué la nécessité de disposer d’une interaction entre Addis-Abeba et New-York.

    « Il est important de trouver un mécanisme », explique le ministère des Affaires du Sénégal.  Il se désole du fait qu’« Il est arrivé à plusieurs reprises que des candidatures endossées ne bénéficient  pas de consensus lors du vote aux Nations unies ». A noter que le Sénégal est candidat au FAO pour l’Afrique de l’Ouest.

    Réflexion

    D’autres veulent aller plus loin. « Que font les capitales face à leurs représentants qui ne font pas leur travail ? » s’interroge le représentant de l’ Angola. « Ce sujet mérite d’être approfondi », a-t-il ajouté.  Le ministre des Affaires étrangères du Togo évoque quant à lui la question de souveraineté de l’Etat. « Il faut trouver un moyen, au niveau du vote, en donnant mandat au représentant de l’Union africaine, si c’est possible. C’est une réflexion que le comité doit conduire », a-t-il plaidé.

    En tout cas, la candidature de l’Union africaine au poste de Directeur général de l’ Organisation mondiale de la Santé semble a priori sur la bonne voie. L’ancien ministre des Affaires étrangères éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus figure parmi les trois finalistes retenus par les Nations unies.

    Jao Patricius

    Si l’Afrique tente de trouver un consensus pour les candidatures à l’international, le continent demeure paradoxalement divisé sur les candidatures au sein de ses institutions. Que ce soit pour le poste de commissaire ou de représentant auprès des organes affiliés à l’organisation panafricaine, la solidarité régionale n’est pas de mise. Loin de là, une candidature issue d’un pays de l’Afrique de l’Est à une poste quelconque n’obtient pas forcément l’aval de ses collègues de la partie occidentale. Il en est de même pour les autres parties du continent. Souvent, les intérêts politiques prennent le dessus au détriment des intérêts régionaux.

     

     

    Les commentaires sont fermées.