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    Inflation : la classe moyenne aux abois

    Inflation : la classe moyenne aux abois

    Face aux différentes inflations qu’on enregistre actuellement, la majorité des ménages affirme être totalement en déroute par rapport à la situation.

    Il va sans dire que même les ménages de classe moyenne sont aussi victimes de cette inflation galopante qui ne cesse de sévir au pays. «Avec le peu que nous gagnons, je n’arrive plus à gérer convenablement nos revenus familiaux. Inflation oblige, cela fait longtemps que nous nous serrons la ceinture, au-delà du dernier trou, si je peux m’exprimer ainsi», témoigne une mère de famille de cinq enfants, mariée à un fonctionnaire de cadre moyen dans un ministère, qui vient de bénéficier d’une hausse de salaire de 7%.

    Selon ses dires, côté protéines, la famille ne mange pratiquement plus de viande  qui n’est plus à la portée de toutes les bourses. Le reste de la semaine, l’accompagnement du riz est constitué de brèdes ou de légumes secs, assaisonnés de 125 ou 250 grammes de viande hachée. Quant au petit déjeuner, des familles habituées à consommer du «Vary soa», traduit librement par soupe de riz, se contentent du «Mofo gasy», auprès des gargotes.

    S’il en est ainsi pour ceux qu’on qualifie de classe moyenne, le pire est donc attendu du côté des ménages vulnérables.

    Fini les petits caprices

    Pour la classe moyenne ou intermédiaire, les petits caprices sont désormais réduits au maximum, même s’ils constituent les ingrédients de la vie d’un ménage. Ils se traduisent en général par les manèges, les trains et les toboggans pour les enfants, les tendances dans l’habillement pour les femmes et les sorties entre copains pour les hommes, ainsi que les promenades en famille tous les weekends.

    «Malgré toutes ces restrictions, il est encore difficile de parler épargne pour le budget des grandes vacances ou d’autres projets comme l’achat de terrain ou autres similaires», a indiqué un père de famille de cette classe.

    Un budget très limité

    Le pouvoir d’achat des Malgaches s’effrite de jour en jour. A cette situation s’ajoute la faiblesse des rémunérations salariales. Avec le salaire minimum de 100 000 ariary du secteur privé, il est difficile de joindre les deux bouts.

    Le budget alloué à l’alimentation est ainsi très réduit. Les ménages malgaches limitent leurs dépenses pour pouvoir tenir jusqu’à la fin du mois. Ce qui est difficile avec un salaire dérisoire. Le mot épargne n’existe point dans le vocabulaire de ces ménages, au contraire on parle plutôt de dettes.

    Sera R

     

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