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    Chronique – Tendance actuelle : moins d’entrave

    «Plus jamais ça», un leitmotiv inusable lorsque l’on parvient à poser des remparts pour endiguer flots et fléaux qui ont provoqué des ravages. Au lendemain de la dernière crise financière mondiale Barak Obama a ainsi présenté les mesures cernant les activités bancaires. Le Président Trump d’un coup de plume a d’effacé ces dispositions qu’il considère davantage comme des mesures de rétorsion plutôt que de simples agencements de l’ordre des précautions.  Le débat pénètre l’arène des combats d’idéologie, du reste pour justifier son initiative Donald Trump en se référant à des exemples ayant pénalisé certains de ses amis a déclaré simplement vouloir de façon naturelle booster d’un nouveau dynamisme les affaires. Il n’y a là-dedans de scandale que pour ceux qui y en décèlent, il y a matière à discussion.

    Moins justifiable à l’inverse le décret du premier ministre roumain qui tendait à réduire le champ de répression pour poursuivre les agissements de corruption : n’engager des poursuites qu’au-delà d’un certain niveau, en quelque sorte un permis de corrompre et de prévariquer en douceur, il n’y a pas péché à rançonner petit (toute proportion gardée). La population roumaine silencieuse depuis sa victoire sur le régime Ceausescu est sortie de sa réserve et menace d’emporter dans les flots de son réveil premier ministre et gouvernement.

    Difficile pour l’opinion malgache de trouver référence dans ces événements de Bucarest, le phénomène corruption et la lutte que l’on prétend mener contre elle se formulent ici d’une toute autre manière. Tout à fait réelle et prenant au quotidien la population à la gorge la «petite» corruption semble faire l’essentiel des objectifs de la lutte, du moins dans les discours. On attire l’attention du public surtout sur le rançonnage des usagers par certaines catégories de fonctionnaire, et en illustration de ces propos la répression parvient à piéger dans sa nasse quelques menus fretins. Mais les gens ne sont pas dupes, dans le public nul n’ignore la réalité dans laquelle baignent les intouchables. Les Roumains combattent pour que l’on ne relâche pas la lutte contre la petite corruption, poison du quotidien, sans exprimer pour autant une tolérance pour les gros poissons qui vampirisent le pays. Ici même combat sur les deux fronts, même si la lutte contre les grands prédateurs s’impose en priorité, de ses richesses le pays menace d’être exsangue.

    Léo Raz

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