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    Madagascar il y a 100 ans : l’avenir de Madagascar (11)

    (Suite et fin.)

    Ces textes impliquent sournoisement, mais clairement toutefois, que le dit décret doit avoir nun effet rétroactif.

    Or, notre Code civil, dans son titre préliminaire sur la publication, les effets et l’application des lois en général,

    dit textuellement dans son article 2 : «La loi ne dispose que pour l’avenir ; ELLE N’A POINT D’EFFET RÉTROACTIF».

    Mais, dans notre colonie de Madagascar, M. Lebureau, plus fort que la loi, plus fort que le code, s’assied dessus et légifère à sa convenance. Industriels, mes amis, vous êtes prévenus.

    Puis l’on s’étonnera que colons et industriels n’affluent pas aux colonies ! C’est le contraire qui aurait lieu de surprendre.

    Pour expliquer cette chose regrettable, on s’empresse d’ajouter : «Le Français n’est pas colonisateur».

    Permettez, M. Lebureau ! Cette affirmation est trop générale, elle ne concerne que l’administration française, notre administration qui, en matière de colonisation, ne possède ni principes, ni méthode, ni esprit de suite, ni expérience, ni assez d’hommes compétents.

    Quant au Français en lui-même, colon ou industriel, il possède à un degré très élevé des qualités éminemment colonisatrices : initiative, activité, courage, intelligence et par-dessus tout esprit débrouillard.

    Qui n’admire dans tous les pays étrangers, notamment dans les pays d’Amérique, la riche colonisation française. C’est que nos compatriotes y ont trouvé partout une liberté très grande et des facilités complètes pour y exercer leur activité en même temps que bienveillance et même appui de la part des autorités.

    Le Général Galliéni lui-même, bien que puissant colonisateur, a été impuissant à vaincre la force d’inertie et le mauvais vouloir de M. Lebureau qu’on lui a envoyé, cadre d’Europe. On reste stupéfait à voir la quantité d’instructions sages et pratiques données par lui, mais qui sont restées lettre morte, M. Lebureau ayant pris sur lui de ne pas les exécuter.

    Donc, avant de faire l’inventaire de ce qu’on peut faire dans la colonie de Madagascar et d’y appeler colons et industriels, commençons par leur en rendre l’accès abordable, en supprimant les trop nombreuses entraves qui, pour le moment, lui en interdisent l’entrée. Souvenons-nous que c’est dans les colonies que se trouve l’avenir de la France.

    Le Tamatave

    www.bibliothequemalgache.com

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