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    Chronique : des occasions qui font des larrons

    Face à la gravité de la situation dans laquelle vit la population, de son incapacité à redresser le cours des choses le pouvoir recourt à des artifices de diversion pour essayer d’inverser la courbe de la colère populaire qui grimpe parallèle à celle ascendante des prix. Evidemment qu’apparaissent les classiques «mesurettes» soi-disant filet de sécurité pour soulager de la grande misère  en réalité filet pour assurer d’une sécurité le pouvoir contre une explosion sociale. Pour ne rien changer on pare toujours au plus pressé, renvoyant à demain les solutions aux problèmes de demain. Ce qui s’apparente davantage à une gestion des affaires catastrophiques qu’à une responsabilisation dans la fonction de gouverner.

    Les prix s’envolent, rien d’anormal dans un système où la liberté en ce domaine répond à un rapport mécanique entre les besoins et l’offre. Toutefois le fonctionnement sauvage du libéralisme plombe plus que de besoin les principes économiques considérés acquis. L’inapplication des règles assurant une idée d’honnêteté met à mal l’idée d’une juste régulation des prix par le simple jeu de la concurrence. En théorie dans l’idée de conquérir la meilleure part possible du marché les opérateurs rivalisent à offrir les prix les plus attractifs, il suffit d’une entente tacite des concurrents dominants pour inverser le sens moral du mécanisme : le jeu de chacun consiste à tenter de se placer sur le marché en mettant à l’épreuve les capacités des consommateurs à suivre au plus élevé le niveau des prix. Dans ces conditions souvent la machine s’emballe surtout quand les circonstances sont favorables à une situation de crise. En raison des inconséquences de la gouvernance, périodiquement la population est soumise aux affres du prix du riz.

    On s’éloigne de plus en plus de l’autosuffisance alimentaire pourtant sans cesse  rappelée comme objectif essentiel pour signifier le début d’un développement. Ajoutée à un taux de croissance démographique galopant l’incapacité à faire progresser la production rizicole fait du produit symbole une matière pour évaluer les compétences de ceux qui ambitionnent faire la démonstration de leur art à gouverner. Plus on avance plus les notations tendent vers un zéro pointé.

    Léo Raz

     

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