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    MISE SOUS MANDAT DE DEPOT : A la gueule du client ?

    MISE SOUS MANDAT DE DEPOT :  A la gueule du client ?

    Le gouvernement n’a pas relevé son défi.

    La tentative de trafic de bois de rose embarqués dans le navire Lumina à Mananara Nord signalée à la presse ces derniers jours continue d’alimenter les débats. Mais celle du navire Paprika semble être laissée aux oubliettes.

    Bernard N., suspecté d’être le trafiquant des bois de rose embarqués à bord du navire Paprika aurait dû être présenté devant le Parquet. En effet, après les enquêtes, le déferrement était prévu au début du mois de janvier. Néanmoins, les instances judiciaires ont préféré le reporter, le prétexte avancé c’est que les membres de l’équipage du navire, qui devraient être également présentés devant le Parquet, étaient encore en train de finir les travaux d’entretien du navire. La Justice voulait donc que Bernard N. soit présenté devant le Parquet avec les membres de l’équipage. Mais malgré les fortes présomptions de trafiquant qui pesaient sur lui, il a été rendu à sa famille. Des présomptions qui se transforment en certitude quand le suspect, dans l’attente de ce déferrement, continue de déterrer les rondins saisis qui étaient enfouis sous le sable. Et ce qui devait arriver arriva car le moment du déferrement venu, il a disparu sans laisser de trace et reste introuvable jusqu’à ce jour. Là, la crédibilité de la Justice est encore une fois remise en cause.

    Rien d’étonnant

    « La liberté est le principe, la détention est l’exception », comme on dit mais chez nous, c’est le contraire qui prévaut. En effet, on assiste à l’inverse lorsqu’il s’agit d’un richissime ou d’un individu membre d’un réseau mafia. Cependant, il suffit d’un simple délit de presse pour être placé sous mandat de dépôt comme le Directeur de publication du journal Madagascar Matin, et son rédacteur en chef. Ceci à cause d’une publication d’une lettre des lecteurs dénonçant un trafic de bois de rose et pointant du doigt des ministres. En 2016, la Justice a, également, refusé d’accorder une liberté provisoire à l’ancien ministre de la Transition, Augustin Andriamananoro malgré les exceptions d’irrégularités soulevées par l’avocat du prévenu. Par ailleurs, la dernière affaire sur H. Rapanoelina, l’administrateur d’un compte facebook suspecté d’être l’auteur d’une diffamation par voie médiatisée en constitue un exemple. Mais rien d’étonnant vu que la Justice figure en tête des administrations les plus corrompues. D’ailleurs, d’après Ndranto Razakamanarina, le PCA de l’Alliance Voahary Gasy (AVG), le principal blocage de l’arrestation des cerveaux du trafic se situe au niveau des acteurs concernés par la lutte, notamment, la Justice, la direction des forets, ainsi que la Douane. La corruption de haut niveau qui règne au sein de ces secteurs explique en grande partie l’échec du combat.

    Soupçons

    En tout cas, concernant le navire Lumina arraisonné à Masoala, le Premier ministre, Olivier Mahafaly Solonandrasana, lors de sa descente à Toamasina hier a confirmé la saisie du bateau et des 340 rondins de bois de rose qui allaient être envoyés en Afrique. Ceci tout en révélant l’arrestation d’une dizaine de suspects. Le Centre de Fusion d’Information Maritime (CFIM) a évoqué l’irrégularité du navire qui n’a pas allumé le système d’identification automatique et ce qui n’a pas permis son identification par cette entité. Néanmoins, l’indisponibilité des informations officielles concernant ce trafic ne manque pas d’éveiller les soupçons. Une presse de la capitale, a révélé hier qu’un individu puissant serait derrière ce trafic.

    J.Raharisoa

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