Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Chronique : les cadeaux de la République

    Le 19 octobre 2016, Marie Eliana Bezaza, secrétaire général du PSD, adressait au Président de la République une proposition de son parti pour faire du 14 octobre une fête nationale.

    Parmi ceux qui savent associer cette date à un événement national, combien veulent s’en souvenir ? Le 14 octobre 1958 est tombé dans les oubliettes des deuxième puis  troisième et enfin quatrième Républiques parce qu’il nous ramène à une période de notre histoire qui nous met tous mal à l’aise.

    Au lendemain de l’indépendance, nous avions recouvré notre souveraineté, une souveraineté  qui n’a jamais réussi à s’affranchir de l’ancienne puissance coloniale.  Pourtant, près de quarante-cinq ans après le «mai malgache», englués dans une crise chronique, il nous arrive de plus en plus souvent de soupirer après la douceur de vivre des années soixante.

    Dans la proposition du PSD, Marie Eliana Bezaza souligne que «si nous pouvons critiquer et même renier le 14 octobre, c’est bien parce que nous sommes en République. La liberté de penser, de critiquer, de refuser, de s’exprimer, c’est bien un cadeau que nous offre la République». Entre autres cadeaux, la République nous offre la possibilité de construire un pays qui ne soit plus seulement un agrégat de factions claniques et religieuses mais une nation qui rassemble des citoyens autour d’une appartenance commune.

    L’actualité illustre avec une merveilleuse ironie cette belle idée rassembleuse : comment pourrions-nous envisager de fêter ensemble, qu’on vienne du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest, ou du Centre,  le taom-baovao malagasy si nous n’étions pas en république ?

    Le 14 octobre mérite mieux qu’un astérisque sur les calendriers. Fêter  l’instauration de la République sera sans aucun doute un symbole plus fort plus qu’une hasardeuse réconciliation nationale.

    Kemba Ranavela

     

    Les commentaires sont fermées.