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    IFM Analakely : «Mada Underground» subjugue le public

    IFM Analakely : «Mada Underground» subjugue le public

    C’est dans une ambiance de découverte et de partage que s’est tenue la projection du documentaire «Mada Underground», samedi dernier, à l’IFM Analakely.

    Le parvis de l’IFM a été transformé en une scène de spectacle, pour l’occasion. D’entrée, Caylah & men a tant séduit par sa bonne humeur communicative, ses proses et ses vers que les passants d’Analakely n’ont pas pu s’empêcher d’admirer le talent de ce groupe. «Laissons l’histoire juger du passé, juger du présent», scande la jeune slameuse sur scène. S’ensuivit la projection de «Mada Underground», un long- métrage réalisé par Philippe Chevallier et Denis Sneguirev, reflétant le dynamisme et l’aspiration de la nouvelle génération, qui veut apporter sa part de pierre à l’édifice pour redorer le blason du pays.

    Un documentaire original et épuré

    Durant ce long-métrage, l’assistance a pu découvrir et apprécier les participations de la nouvelle génération au redressement du pays.

    Ainsi, toujours fidèle à son crédo, celui de «Soigner les maux par les mots», Caylah anime régulièrement une séance de slamothérapie dans un centre qui s’occupe des jeunes mères de famille, des mineurs incarcérés, des victimes de violences physiques, sexuelles et psychologiques.  «Rien ne se perd…, tout se transforme». Cette célèbre phrase d’Antoine Lavoisier prend tout son sens comparée aux créations de Temandrota qui, avec l’art du recyclage, donne une seconde vie aux produits que l’on jette à la poubelle. Compte tenu du prix très élevé du skate qui, selon les jeunes aficionados Toté, Enderika et Tolotra, coûte deux mois de salaire, ces derniers veulent monter leur propre entreprise de fabrication de skates.

    Naty Kaly, quant à lui, donne souvent de concerts gratuits dans son quartier à Ampefiloha et par la même occasion, il a soumis une demande d’autorisation à la commune en vue de pouvoir peindre les murs de la ville. «Alors que les embouteillages et la pollution empirent dans la capitale, on ne peut pas s’apitoyer sur notre sort. Il faut faire quelque chose. Ce n’est pas seulement moi qui vais changer tout cela, tout le monde devrait s’impliquer», avance-t-il. Le spectacle de Naty Kaly a clôturé en apothéose l’événement.

    Joachin Michaël

     

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