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    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET LE TRAFIC DES RESSOURCES NATURELLES : A quand cesseront les effets d’annonce ?

    LUTTE CONTRE LA  CORRUPTION ET LE TRAFIC DES RESSOURCES NATURELLES : A quand cesseront les effets d’annonce ?

    Le Président de la République a promis monts et merveilles au peuple.

    A l’instar des promesses et autres déclarations d’intention faites par les tenants du pouvoir, la lutte contre le trafic des ressources naturelles et la lutte contre la corruption restent un chantier inachevé à Madagascar.

    En un peu plus de trois ans au pouvoir, le Président Hery Rajaonarimampianina a promis monts et merveilles au peuple. Il réitère toujours lors de ses discours la lutte contre le trafic des ressources naturelles et celle contre la corruption. Cependant, la réalité est tout autre. A titre d’exemple, le projet de loi n°013/2015 du 20 mai 2015 relatif à la lutte contre le trafic de bois de rose a été adopté par les députés en décembre 2015. Dans sa décision en date du 27 janvier 2016, la HCC a déclaré conforme à la constitution la loi organique n°2015-056 portant création de la Chaine pénale pour lutter contre le trafic de bois de rose et/ou des bois d’ébène. Depuis, la mise en place de cette Cour spéciale est classée sans suite. En mars 2016, le numéro un de l’exécutif a affirmé devant les bailleurs qu’il mènera le combat contre les trafics illicites, tout en prônant l’application des lois. Pourtant, les gros poissons restent en cavale. La politique de tolérance zéro n’est qu’un vain mot. D’ailleurs, l’affaire de la saisie des 30 000 rondins de bois de rose en Singapour, dont la légalité a été prônée par le ministre de l’Environnement de l’époque, Anthelme Ramparany, remet en cause ces belles paroles.

    Pas de choses sérieuses

    Concernant la corruption, le dernier rapport de l’ONG Transparency International sur l’Indice de Perception de Corruption en dit long sur l’échec du pouvoir dans la lutte. Nul n’a oublié les déclarations du chef de l’Etat lors du lancement de la stratégie nationale de lutte contre la corruption à Iavoloha en 2015. « Il n’est pas acceptable que les dilapidations de deniers publics perdurent », a-t-il déclaré. En novembre 2016, face aux journalistes de « lemonde.fr », ce dernier a affirmé avoir fait de sa priorité la lutte contre la corruption dès son investiture. Cependant, il reste les bras croisés malgré que ses proches soient cités dans des affaires scandaleuses, comme le fameux détournement de subventions exceptionnelles impliquant la propriétaire de l’hôtel A&C. Le Premier ministre, à sa prise de fonction, a également promis qu’il faisait de la lutte contre la corruption sa priorité. Mais face au recul en matière d’IPC, ce dernier estime avoir fait mieux que la Transition durant laquelle la situation était difficile, selon ses dires. Son éventuelle implication ou non dans l’affaire Ambohimahamasina reste à prouver. Parallèlement, l’inefficacité du Bureau Indépendant Anti- corruption (Bianco) et du Service de Renseignements financiers (Samifin) est évident. Ces entités affirment toujours avoir été saisies d’une telle ou telle affaire mais aucune tête n’est tombée jusqu’ici. Ceci dit, l’équipe de Hery Rajaonarimampianina est habituée aux effets d’annonce sans jamais penser à de choses sérieuses.

    J.Raharisoa

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