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    DEMISSION DES DIRIGEANTS : Les conditions sont remplies, selon Hajo Andrianainarivelo

    DEMISSION DES DIRIGEANTS : Les conditions sont remplies, selon Hajo Andrianainarivelo

    Hajo Andrianainarivelo réclame la démission des dirigeants.

    Un mois après l’avis de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) sur les dispositions constitutionnelles se rapportant à la désignation du chef de l’opposition à l’Assemblée nationale, l’Etat ne semble pas vouloir accélérer les choses.

    En matière de violation de la loi, le régime actuel a battu le record. C’est ce qu’a voulu sous entendre le président national du parti Malagasy Miara Miainga (MMM), Hajo Andrianainarivelo hier à Ankerana. « Face aux diverses violations de la loi par les dirigeants actuels, toutes les conditions sont remplies afin qu’ils démissionnent », a-t-il martelé. Selon ce dernier, l’avenir du pays ne peut pas être relégué au second plan comme le problème du délestage. En effet, cet ex- candidat à la présidentielle de 2013 a pointé du doigt l’absence de volonté politique du régime pour l’accélération de la mise en place de l’opposition officielle à Madagascar. «  Cela fait maintenant un mois que la HCC a sorti son avis sur l’opposition mais jusqu’ici, l’Etat n’a pris aucune mesure », a-t-il indiqué. Pour rappel, la HCC a notamment recommandé à ce que le pouvoir prend des textes réglementaires pour clarifier les dispositions de la loi sur l’opposition et pour apporter tous les détails nécessaires pour la désignation et l’installation de l’opposition officielle. Le parti MMM a, également, évoqué l’urgence de la mise en place de la Haute de Cour de Justice (HCJ) qui jugera les hautes personnalités de l’Etat. « Les violations de la loi et l’impunité ne sont plus tolérables », a affirmé le leader du parti. Ce dernier a ainsi notamment cité le problème de la Jirama, les mises en vente illégales des terres par les dirigeants, les divers abus de pouvoir et le code de la communication liberticide.

    Seuls les dirigeants en croient

    « Comme le pouvoir ne laisse pas le peuple s’exprimer par voie légale et comme sa patience a des limites, il prévoit de trouver des manières pour s’exprimer », a-t-il ajouté. Ce dernier a, ainsi, averti les forces de l’ordre. D’après Hajo Andrianainarivelo, l’arrestation des coupables de violation de la Constitution devrait être la priorité de ces dernières. José Razafimandimby du parti Fiverenana an-doharano a été, également, clair hier. « La Constitution est une loi fondamentale votée par le peuple malgache mais les dirigeants ne cessent de la violer », a-t-il indiqué. Ce parti a ainsi affirmé avoir porté plainte contre les violations de la loi par les tenants du pouvoir le 20 septembre dernier auprès de la Cour criminelle. En tout cas, le parti Malagasy Miara Miainga n’est pas le seul parti qui dénonce les dérapages du régime, notamment les diverses violations de la loi et de la Constitution ainsi que l’inertie du pouvoir actuel face aux maux de la population. Pourtant, seuls les dirigeants croient que le processus du développement du pays est sur la bonne voie. Et que tout va bien pour la population asphyxiée par l’inflation et par divers maux sociaux tels que l’insécurité, le délestage, etc.

    Julie Raharisoa

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