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    ACHARNEMENT POLITIQUE : Le sénateur Lylison écope d’un an de prison ferme

    ACHARNEMENT POLITIQUE : Le sénateur Lylison écope d’un an de prison ferme

    Le verdict est tombé quant au cas du Sénateur Lylison.

    Hier, dans la matinée, s’est tenu le procès du sénateur Mapar Lylison de René dans la salle n°2 du tribunal à Anosy. . .

    Pour un bref rappel des faits, le 23 mai 2015, le sénateur Lylison a sollicité les Tananariviens à effectuer une ville morte en guise de mécontentement sur la situation qui prévaut. Le 25 mai, le domicile de l’ancien chef de la FIS a été perquisitionné par les forces de l’ordre mais ces dernières n’ont trouvé aucun élément suspect. Cet appel à une ville morte a été la charge retenue contre cet élu de Mahajanga.Une audience qui s’est faite bien sûr en son absence. Ce qui n’a pas empêché le tribunal de sceller son sort en le condamnant à un an de prison ferme suivi d’un avis de recherche une fois après présentation du prévenu à l’audience. Le tribunal s’est référé par rapport à l’article 3, alinéa 91 du code pénal pour impliquer le sénateur dans cette affaire. Le juge a même évoqué que Lylison a été pris en flagrant délit.

    Dans cet alinéa, il est stipulé que «Les autres manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à provoquer la haine du Gouvernement malgache, à enfreindre les lois du pays, seront déférés aux tribunaux correctionnels et punis d’un emprisonnement d’un an au moins et de cinq ans au plus. Les coupables pourront, en outre, être interdits, en tout ou en partie, des droits mentionnés en l’article 42, pendant cinq ans au moins et dix ans au plus, à compter du jour où ils auront subi leur peine. L’interdiction de séjour pourra aussi être prononcée contre eux pendant le même nombre d’années ». Ce qui est étonnant c’est qu’au moment des faits, le sénateur a juste fait appel à une ville morte pour une prise de conscience de chaque citoyen. En aucun cas, Lylison n’a incité le peuple à se soulever ou à fomenter un coup d’Etat.

    Décision arbitraire

    Après ce verdict sévère du tribunal, les forces de l’ordre ont ainsi le feu vert pour rendre effectif le mandat de recherche à l’encontre du sénateur Mapar. Depuis tout le temps que le Général Florens Rakotomahanina, commandant du CIRGN a lancé la chasse à l’homme contre le sénateur, il n’espérait pas pour autant avoir le champ libre à travers cette décision de justice. Cet acharnement injustifié revêt ainsi un coup politique puisqu’auparavant, il a été déjà annoncé qu’un avis de recherche a été adressé à l’encontre du sénateur. Ce n’est qu’à l’issue de ce procès que cet avis prend réellement effet. De ce fait, la confirmation du tribunal correctionnel n’a fait que révéler au grand jour les manœuvres du régime.

    Au-delà du règlement de compte politique, cette décision arbitraire montre les limites de la liberté d’expression dans le pays. Pas plus tard que la semaine dernière, le peuple comorien a effectué une ville morte suite aux délestages infernaux qui frappent l’archipel. Des pays comme la Roumanie continuent aujourd’hui à faire savoir leur colère vis-à-vis du gouvernement.Le pouvoir est loin de faire la différence entre «Manifestation, revendication pacifique» et «Tentative et préparation de coup d’Etat». Vu la conjoncture dans laquelle est plongé le pays, l’on se demande si l’Etat n’avait pas mieux à faire. Est-ce que le fait de lui infliger un an de prison ferme pour réclamer «une ville morte» résoudrait les problèmes actuels d’un pays déjà… à l’agonie?

    La Rédaction

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