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    Madagascar il y a 100 ans : le cyclone (1)

    Dès les derniers jours de la semaine précédente, une chaleur lourde, une atmosphère chargée d’électricité, et une baisse barométrique considérable faisaient prévoir une perturbation atmosphérique prochaine. En effet, le 5, l’observatoire de Tananarive signale le passage probable d’un cyclone au nord de l’Île dans la région de Vohémar. Mais déjà dans la nuit du 5 au 6, un vent d’une grande violence arrive sur Tamatave, et ne tarde pas à souffler en tempête. Il continue avec furie pendant toute la journée du 6, et ne fléchit que vers 9 heures du soir. Des trombes d’eau l’ont accompagné tout ce temps, ce n’est toutefois que dans la nuit du 7 au 8 qu’il cesse à peu près complètement.

    Bien que Tamatave ne se soit pas trouvé dans l’axe même du cyclone qui a évolué plus au nord, il en a eu cependant la queue ou la tête ; par suite, les dégâts occasionnés ont été nombreux, et quelques-uns très importants, notamment dans la rade.

    Là, en effet, six des voiliers ancrés dans leur mouillage ont été arrachés de leurs ancres et projetés sur les enrochements qui protègent le boulevard Galliéni avec une telle violence, par chaque lame qui arrivait, qu’ils y ont été brisés et réduits littéralement en miettes. Les débris rejetés par la mer jonchent l’enrochement.

    Ces voiliers sont : Juliette à la Cie Marseillaise ; Persévérance à M. Hoareau de Foulpointe ; Sultana à MahmoudhMall, indien ; Marsouin à M. Maigrot ; Gibelle à un Malgache ; et La Frégate à M. Nadeau.

    À ces voiliers il faut ajouter l’Albatros, chaloupe à vapeur au batelage du Commerce qui a été coulé sur place.

    Un dernier voilier, la Marie-Thérèse, appartenant à MM. Goldoni et Déchamp, a été

    s’échouer sur le sable de la Pointe Tanio ; peut-être pourra-t-il être renfloué.

    Les deux steamers en rade, le Caucase des M. M. et l’affrété par l’Amirauté anglaise, ont pu se réfugier à temps dans le mouillage à l’abri de l’îlot Prune.

    Le Wharf a également souffert. Sous les coups de bélier répétés que lui ont porté les voiliers enlevés par l’ouragan, plusieurs piliers ont été endommagés et même brisés. Ce sont là des dégâts importants et difficilement réparables, ces piliers se trouvant en eau profonde.

    (À suivre.)

    Le Tamatave

    www.bibliothequemalgache.com

     

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