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    Couvertures forestières : 5 millions d’ha détruits en quinze ans

    Couvertures forestières  : 5 millions d’ha détruits en quinze ans

    La restauration ne suit pas le rythme de la dégradation. La superficie des forêts naturelles est réduite presque de moitié en seulement une quinzaine d’années. L’Etat, en collaboration avec les acteurs de la protection de l’environnement, compte prioriser la restauration  des paysages forestiers.

    «La forêt de l’Est ne disparaîtra jamais ». Cet adage malgache, relatant l’abondance de la couverture forestière dans cette partie de l’île, est en train de perdre de sa notoriété. La dégradation de ce patrimoine suit un rythme exponentiel, à raison d’une perte de plus de 5 millions d’hectares en quinze ans. « Il ne reste plus maintenant que 7 millions d’hectares de forêts naturelles sur les 12 millions d’hectares enregistrés en 2002 », a informé le SG du ministère de l’Environnement, de l’écologie et des forets, Liva Hariniaina Ramiandrarivo. C’était hier en marge de l’atelier de validation de la Stratégie nationale de la restauration des paysages forestiers et des infrastructures vertes à Madagascar, élaboré l’année dernière, qui s’est déroulé au Café de la gare à Soarano.

    Le problème réside dans le fait que le rythme de la dégradation ne cesse de s’accélérer contrairement à la restauration. Ce document de référence est concocté en vue d’inverser cette tendance. Selon notre source, « les pressions anthropiques, notamment la pratique de la culture sur brulis ou « tavy » est en tête de liste des causes de la dégradation de la couverture forestière. Viennent ensuite les extractions minières illicites, qui prennent de l’ampleur même au niveau des aires protégées, l’exploitation forestière illicite ou encore les feux de brousses ».

    4 millions d’hectares d’ici 2030

    Cette stratégie nationale permettra d’orienter et de coordonner les actions pour la construction effective de la résilience écologique et socio-économique de la population, en ce moment où tout un chacun commence à payer au prix fort les impacts de la dégradation des forêts. Elle repose sur quatre grands axes, entre autres, l’amélioration de la gouvernance institutionnelle et locale ou encore  la recherche de mécanisme de financement durable…

    Lors de cet atelier, les participants ont entamé les premières réflexions sur les actions prioritaires selon les différents types d’écorégion de la Grande île. Parmi les objectifs à court terme figure la mise en œuvre du défi du pays relatif à la restauration de 4 millions d’hectares de forêts d’ici 2030, dans le cadre de l’initiative AFR100 au niveau de l’Afrique.

    Fahranarison

     

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