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    AFFAIRE HIARY RAPANOELINA : Beaucoup de questions restent sans réponses !

    AFFAIRE HIARY RAPANOELINA : Beaucoup de questions restent sans réponses !

    L’affaire Hiary Rapanoelina continue à faire couler beaucoup d’encre et ne cesse de faire le buzz sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, là où elle a commencé. Il s’agit, rappelons-le, d’une affaire de « diffamation » de personnalités publiques via un groupe d’internautes, « Fifosana Hanatsarana ny Pipoles Gasy », qui se veut être une presse people malgache en ligne. Bien que le principal concerné par cette affaire se trouve actuellement derrière les barreaux, en attendant son jugement, beaucoup de questions se posent et la plupart restent sans réponses.

    Il faudra dire que l’affaire Hiary Rapanoelina a suscité l’indignation de beaucoup de personnes, notamment sur les réseaux sociaux, ces derniers temps et fait même l’objet des discussions au quotidien de tous les citoyens de toute catégorie sociale. Cela concerne non seulement les soi-disant victimes des « publications diffamatoires », des artistes pour la plupart, sur le compte du groupe que cet artiste avait créé, mais aussi les partisans de celui-ci, notamment ceux qui contestent la détention du principal administrateur de ce compte.

    Ceux qui ont considéré que l’emprisonnement du principal administrateur de ce compte serait la meilleure solution pour faire taire les commentaires malveillants à l’endroit des soi-disant « victimes » se sont lourdement trompés. Cela fut comme une poudre jetée au feu ayant attisé davantage la colère des pro-Hiary Rapanoelina. Malgré tout, ces derniers se sont en effet montrés plus virulents et agressifs dans leurs publications sous d’autres faux comptes et groupes. Les extrémistes allaient même jusqu’à menacer de mort certaines personnalités qui auraient porté plainte contre cet ancien coach vocal d’une émission de téléréalité malgache. Et cela finit en queue de poisson, alors que l’affaire prend une tout autre dimension.

    Malgré le buzz qu’elle a suscité sur les réseaux sociaux, cette affaire laisse quand même beaucoup de questions qui restent sans réponses et qui demeurent difficiles à répondre. C’est le cas notamment de l’identité des personnalités qui auraient porté plainte contre Hiary Rapanoelina. Nos investigations ont permis de connaître qu’une vingtaine d’artistes qui se cachent derrière le nom du syndicat des artistes musiciens malgaches et des personnalités politiques, des élus et des opérateurs économiques proches du régime, se sont montés pour dénoncer le groupe et son principal administrateur au tribunal. Mais la plupart d’entre eux ne souhaitent pourtant pas qu’on révèle leur identité par « sécurité », disent-ils. D’autres se plaisent à mentir et à nier en bloc lorsqu’on leur demande s’ils ont porté plainte contre Hiary Rapanoelina ou non. Malgré tout, les indiscrétions confirment leur implication dans l’affaire.

    Une enquête judiciaire devrait être ouverte sur cette affaire pour savoir d’un côté le degré de responsabilité du principal administrateur de ce compte et d’un autre la véracité ou non des informations diffusées sur les personnalités publiques qui se disent victimes des publications. En effet, il n’y a qu’à travers cette enquête que l’on pourra confirmer que les faits allégués aux personnalités publiques soient vrais ou faux et qu’il y a diffamation ou non dans cette affaire. Cela permettrait également de distinguer les responsabilités des commentateurs qui allaient par centaines en quelques minutes et de l’administrateur qui aurait certainement du mal à faire le tri et les publications vues qu’il s’agit d’un groupe ouvert au grand public.

    Bien qu’il s’agisse également d’une affaire pénale, l’absence des textes régissant l’utilisation des réseaux sociaux, notamment Facebook, dans la Constitution malgache et principalement les responsabilités d’un administrateur d’un blog, d’un compte sur les réseaux sociaux ou d’un site, devrait notamment poser problème à la justice malgache qui, normalement, se déclare être incompétente pour juger cette affaire. Et pourtant, le principal administrateur de ce compte est placé en détention provisoire, sans qu’on sache la date où les procès, suivis de l’annonce du verdict, vont avoir lieu. Les investigations que nous avons menées ont une fois permis de savoir que les personnalités politiques ayant été mises en cause auraient pesé tout leur poids et se sont servis de leur relation pour que le verdict du tribunal traine et que Hiary Rapanoelina pourrisse en taule.

    Cette affaire Hiary Rapanoelina relance également le sujet sur l’existence d’une véritable liberté de presse dans le pays, notamment la possible existence et survie d’une presse people à Madagascar, qui rappelons-le, fait partie, à part entière, du journalisme. Il devra également remettre sur le tapis le débat sur le comportement et rôle que devront tenir et jouer les personnalités publiques ainsi que la question de démocratie. Mais visiblement, ce sont des questions qui resteront encore très délicates au vu de la situation dans laquelle la presse nationale et les répressions faites à l’endroit du journalisme ou encore l’impartialité de la justice.

    Hiary Rapanoelina présente une excuse en publique par le biais de sa famille

    Lors d’un point de presse donné par les membres de la famille d’Hiary Rapanoelina, à Mahamasina, hier, durant lequel ces derniers ont rapporté l’excuse en publique communiquée par l’accusé à l’endroit des personnalités qui auraient pu être victimes par les publications et commentaires sur le groupe « Fifosana Hanatsarana ny Pipoles Gasy », l’on a appris que depuis le début du mois de février, le principal administrateur de ce compte n’a pas accès à ce groupe et ne pouvait plus y effectuer des publications.

    Ils ont également confirmé que depuis le 3 février dernier, les forces policières ont fermé ce compte et qu’aucun membre de sa famille n’a plus le droit d’y accéder. Ces derniers déclarent par ailleurs que Hiary Rapanoelina n’est plus responsable de toutes les publications qui y sont faites après son arrestation.

    Au vu de cette déclaration et du fait que le compte Facebook est encore opérationnel et que de nouvelles publications y sont faites tous les jours, l’on pourra dire qu’il n’y a pas que Hiary Rapanoelina qui peut avoir accès à l’administration de ce compte et qu’il ne doit pas endosser tout seul la responsabilité dans cette affaire. Mais pour l’instant, malgré les polémiques suscitées par celle-ci, personne d’autre n’est encore interpellé ou ayant fait l’objet d’une enquête auprès de la police. Ainsi, l’on se demande bien s’il ne s’agit pas alors d’une calomnie ou d’une animosité envers Hiary Rapanoelina.

    Quoi qu’il en soit, c’est Hiary Rapanoelina qui se trouve derrière les barreaux et il en appelle officiellement aux internautes de ne plus procéder à des commentaires virulents et diffamatoires pouvant porter atteinte à des personnes. Ses familles qui se trouvent dans la tourmente totale confirment qu’il regrette bien ce qui s’est passé et que ce sont tous les membres de sa famille qui en paient les prix.

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