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    EDITO : Après la pluie, le déluge ?

    Voilà bientôt une semaine qu’un retour à la normale au niveau de la fourniture d’électricité semble s’amorcer. Ainsi après la manifestation des étudiants de Vontovorona et celle des habitants de Bemasoandro Itaosy, les coupures ne sont plus aussi fréquentes qu’auparavant et ces 4 derniers jours, aucun quartier de la capitale ou de la périphérie n’a eu à subir de délestage.

    Bien évidemment, les responsables étatiques, ne voulant pas perdre la face en montrant que ce « miracle » n’a eu lieu que par crainte d’une explosion sociale généralisée, s’efforcent de détourner l’attention sur la fin de la sécheresse et donc la suffisance de l’approvisionnement en eau au niveau des centrales hydroélectriques, notamment celle d’Andekaleka.

    Pour autant, les pluies constituent une arme à double tranchant car si elles contribuent à faire tourner de manière optimale les centrales qui en ont besoin, les eaux qu’elles apportent, si elles sont trop abondantes, peuvent également y occasionner des dégâts. A cet effet, nul n’ignore que le retour des délestages est inévitable vu la vétusté des matériels utilisés actuellement par la compagnie. Et l’on ne s’étonnera pas si dans les jours prochains, un communiqué émanant de la Jirama explique l’arrêt de quelques turbines à cause des pierres et autres déchets apportés par les eaux, cela s’est déjà passé auparavant et c’est même l’excuse devenue habituelle pour expliquer la carence de cette société à chaque saison des pluies.

    Par ailleurs, étant donné la réticence des bailleurs à l’égard des subventions, le seul moyen pourtant qui a permis à la Jirama de garder la tête hors de l’eau, il sera impossible à cette dernière de faire appel à plus de prestation qu’elle ne peut payer, notamment pour la location de groupes électrogènes.

    En somme, les autorités, qui se targuent actuellement d’être  «à l’écoute de la population» en accédant à leur souhait, risquent de se faire rattraper par la réalité plus tôt qu’ils ne le pensent. Et la réaction des usagers pourrait cette fois-ci être généralisée mais non plus localisée à quelques localités. Elle risque même d’engloutir ces dirigeants actuels, comme le ferait un déluge.

    N. Randria

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