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    OMER BERIZIKY : « Il n’y a pas d’institutions fortes et solides à Madagascar »

    OMER BERIZIKY : «  Il n’y a pas d’institutions fortes et solides à Madagascar »

    Pour l’ancien PM, les institutions malgaches sont plutôt faibles contrairement en Europe.

    Les institutions sont censées jouer le rôle de garde-fous contre les dérives du pouvoir. Mais apparemment, elles se laissent faire. C’est un des signes de faiblesse des institutions malgaches.

    « Contrairement à l’Europe où les institutions sont fortes et solides, à Madagascar, elles sont plutôt fragiles », a affirmé récemment l’ancien Premier ministre et ancien ambassadeur malgache aux Bruxelles, Jean Omer Beriziky. Ceci à l’occasion d’un débat organisé par la Friedrich Ebert Stiftung (FES) au Café de la Gare Soarano. En effet, dans les pays européens et dans les pays puissants, les institutions comme le Sénat ou l’Assemblée nationale jouent le rôle de garde-fous contre les dérapages des dirigeants, tout en mettant en œuvre des dispositifs de contrôle de l’action du gouvernement. « Mais chez nous, cela n’existe pas», a indiqué notre interlocuteur. D’après ses explications, la recrudescence des cas de vindicte populaire trouve, ainsi, son origine dans la faiblesse de l’autorité de l’Etat. Il s’agit en quelque sorte de la manifestation de la perte de confiance effective de la population envers les dirigeants.

    Instrument de pression ?

    En tout cas, c’est certain, le pays s’éloigne de plus en plus du respect des valeurs républicaines et démocratiques. Ainsi, l’article 68 de la Constitution dispose que «  le parlement comprend l’Assemblée nationale et le Sénat. Il vote la loi. Il contrôle l’action du gouvernement. Il évalue les politiques publiques. » Pourtant, au Sénat, les députés proches du régime imposent leur loi. A la Chambre basse, faute d’une opposition officielle qui joue un rôle d’équilibre de pouvoir, les députés font la pluie et le beau temps avec la politique de la mallette, un mode de gouvernance de ce régime Rajaonarimampianina. Pourtant, ailleurs, les parlementaires sont un instrument direct de pression sur le gouvernement afin d’obtenir des avancées en matière de droit de l’homme, de lutte contre la corruption, d’accès à des droits essentiels comme à la santé ou à l’éducation,…Ils dénoncent, également, les atteintes aux valeurs fondamentales et universelles, tout en interpellant le gouvernement. Par ailleurs, si, en France, le Conseil constitutionnel est le plus solide dans le système institutionnel français, ici, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) est acquise à la cause du régime. En effet, les membres de ladite institution trouvent toujours des prétextes pour expliquer les dérapages des dirigeants. Ceci même s’il s’agit d’actes visiblement « illégaux » et  « amoraux » comme la violation répétée de la Constitution.

    Or, il n’y a pas de développement durable et inclusif sans d’institutions fortes.

    J.Raharisoa

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