Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Non de non

    Non de non

    Depuis que le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana a lâché le mot sur l’intention du régime de réviser la Constitution, la sphère politique est en ébullition et la société civile est en émoi. Maintenant, il ne se passe pas un seul jour sans qu’on entende des avis et des commentaires divers sur le sujet.

    Comment organiser deux tours en 60 jours se demandent le régime et ses partisans. Un tel argument remet en cause non seulement la raison d’être de la Ceni, mais également les préparatifs relatifs  à la présidentielle entrepris depuis des années. Ils essaient de justifier leur manigance  de retoucher le texte fondamental à travers des arguments au ras des pâquerettes. Or, plus ils interprètent à leur façon la Constitution, notamment les articles au centre du débat, moins ils auront du mal à convaincre l’opinion publique. En matière d’élection démocratique, le temps ne devait pas constituer un obstacle là où il y a volonté.

    En fait, au moment où tout le monde piaffe d’impatience d’aller aux urnes pour élire son président, voilà que le pouvoir pense trouver un calcul politique astucieux pour donner le change. Alors qu’il a disposé de quatre années de mandat pour se préparer et de tenter de faire bonne figure auprès de la population et des électeurs. Passer outre la Constitution dans le dessein de prolonger le mandat du président est maintenant dans la ligne de mire du régime et il faut dire qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.

    Car les politiques manifestent un front de refus commun. Et leur jugement est sans appel. Il s’agit tout simplement de basses manœuvres politiques à l’encontre d’une alternance démocratique. Et, ironie du sort, la majorité d’entre eux sont persuadés que certains points de la Constitution de la 4e République nécessitent des modifications. Mais de là à comploter un référendum bien avant la présidentielle est un sujet à caution.

    Le président sortant aurait-il peur d’affronter le verdict des urnes en voulant désespérément noyer le poisson ? Autant dire que le virus du pouvoir contagieux du continent africain a atteint le régime HVM. Comme si à l’heure actuelle, à l’approche de l’échéance fatidique, le temps joue déjà contre lui.

    JR.

     

    Les commentaires sont fermées.