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    Madagascar il y a 100 ans : le concours agricole (1)

    Le concours agricole qui s’est déroulé à Tamatave du 6 au 9 septembre a obtenu le succès le plus complet, succès qui a dépassé les prévisions les plus optimistes, et résultat des plus encourageants pour renouveler dans les années à venir des joutes pacifiques de cette nature. Elles offrent un double avantage.

    D’abord, elles excitent l’émulation entre les producteurs. Ensuite, elles permettent de constater les progrès obtenus d’une année à l’autre dans les diverses branches

    de la vie économique de la Colonie. Le Chef de la Province, M. de Laborderie, peut être fier de son œuvre, et ce succès le dédommagera amplement du mal qu’il s’est donné pour l’organiser.

    Il est vrai qu’un temps splendide et la présence de M. le Gouverneur Général et de Madame Merlin ont contribué pour leur part au succès de ce concours.

    Faire l’énumération des objets et animaux exposés demanderait un volume. Le résumé ci-après en donnera une idée.

    Bovidés. – Les animaux présentés ont été plus de deux mille, et leur classification pour les prix à décerner a été des plus difficiles, car dans le nombre, il a été présenté des sujets remarquables.

    Le bon état dans lequel se trouvaient ces animaux, bien que l’hiver se termine à peine (+ 20° centigrades en moyenne, hiver de Tamatave), montre que l’élevage et l’engrais des animaux peuvent être pratiqués toute l’année sur la côte Est. C’est là un avantage que peu de contrées présentent et qui favorise énormément les industries frigorifiques dans ce pays. En Amérique, les «saladeros», les usines Liebig entre autres, sont obligés d’interrompre leurs opérations pendant la saison d’hiver, où le froid et le manque de pâturages ont mis les animaux en mauvais état.

    Parmi les animaux présentés se trouvaient des bœufs porteurs de forte taille, sans cornes. Ils ont fait l’admiration des personnes présentes par la docilité avec laquelle ilsse couchaient à l’instar des chameaux pour recevoir leur charge ou leur cavalier. S’ils étaient plus nombreux, ils pourraient rendre de précieux services pour voyager dans la brousse et il serait à désirer que leur nombre en fût considérablement accru, en attendant que la Colonie soit dotée d’un nombre suffisant de chevaux et mulets.

    (À suivre.)

    Le Tamatave

    www.bibliothequemalgache.com

     

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