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    Chronique : respect des échéances, signe d’honnêteté

    L’Assemblée Générale des Nations Unies prête tribune aux chefs d’état du monde pour exprimer leurs premiers soucis, belle opportunité pour chacun de montrer patte blanche, car en retour cette tribune sert à la fois de tribunal devant lequel certains ont à  se laver des soupçons qui pèsent sur eux. On y voit des passes d’arme où des adversaires règlent des comptes alternant à tour de rôle sévères réquisitoires et vibrantes plaidoiries, l’ONU au contraire de sa vocation sert de ring comme un pré pour duel. On y entend  souvent complaintes et prétentions de savoir-vivre (bonne gouvernance et respect du droit) et même des leçons de morale par de fieffés menteurs ancrés dans une réputation d’un gros appétit de pouvoir, manifestant un penchant pour l’exercice d’un pouvoir personnel et usant de ruse pour reculer les délais d’expiration de leur mandat. Le président congolais Monsieur Kabila, ayant déjà avalé le papier de fin de règne, malgré l’impossibilité matérielle de tenir des élections présidentielles avant la fin 2017 vient de le promettre. Peut-être qu’il se sent la capacité de réussir la gageure en bâclant l’organisation, de toute façon aux résultats miraculeux si il représente, hypothèse encore plus plausible après que Kabila ait escamoté le sujet. On parle de cet affreux Jojo de président pour se féliciter du fait que malgré des détails permettant des rapprochements entre les deux cas, le Chef de l’Etat malgache ne se trouve pas dans une égale situation critique. Lors de son entretien avec le Secrétaire Général de l’ONU, celui-ci a exprimé l’importance que les Nations Unies accordent à la tenue de l’élection présidentielle à une date conforme à la constitution, fin 2018.

     Cette position présentée comme exigence inverse les priorités. Si on avait voulu qu’une révision de la constitution conditionne et prenne ainsi en otage l’élection présidentielle, la communauté internationale renverse les rôles : prenant le dessus c’est l’élection présidentielle tient en haleine la révision si on désire y procéder.

    Certes charbonnier est maitre chez soi, et si invoquant la souveraineté nationale comme à l’accoutumée pour réaliser un passage en force, le pouvoir devra combattre sur deux fronts : de l’intérieur celui des opposants à cette aventure et de l’extérieur assumer les effets d’un isolement, faisant courir au pays

    le risque d’une mise en quarantaine, sanction d’où l’on émerge à peine et dont le Président se vante à tort ou à raison d’avoir abattu les murs.

    Léo Raz

     

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