Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Constitution : Rohy se prononce contre le référendum

    Constitution  : Rohy se prononce contre le référendum

    Le mouvement « Rohy » s’érige contre le projet de référendum initié par le régime. 75 sociétés civiles au sein de cette entité viennent de signer une déclaration commune à cet effet.

    «Nous, OSC, rejetons ce projet de référendum, car nous estimons que vu nos contextes historiques et le comportement des acteurs politiques, il n’appartient pas à un régime sortant d’en faire la révision. Que tous les partis politiques en tiennent compte à l’avenir». Cette déclaration est de la société civile «Rohy», publiée à l’issue d’une rencontre qui s’est tenue à Ambatonakanga, hier.

    Dans un communiqué conjoint, les organisations de la société civile réunies au sein de cette entité ont estimé qu’une révision de la constitution, si imparfaite soit-elle, pourrait entraîner une nouvelle crise, compte tenu de la désapprobation générale qu’elle provoque. «Elle révèle une volonté de se prolonger au pouvoir d’une part en remettant en question les articles qui gênent pour viser la victoire à la prochaine élection présidentielle, et d’autre part, de faire diversion sur la question du statut et des élections de chef de Fokontany qui, contrairement aux argumentations lancées, peut être juridiquement et techniquement mise en oeuvre sans toucher à la Constitution».

    En effet, outre les articles liés aux élections, les partisans du régime soulèvent des points liés aux Collectivités territoriales décentralisées, en particulier les fokontany, pour bétonner leur argumentation dans leur velléité de toucher à la Constitution. Un point que la société civile qualifie de leurre.

    «Pourquoi se précipiter à créer un autre palier de CTD si même avec les quelques 1600 communes, tous les pouvoirs qui se sont succédé et surtout le pouvoir actuel, n’ont jamais voulu leur donner les budgets et ressources nécessaires leur permettant d’assumer leur rôle ?», s’interroge le mouvement «Rohy». Ce dernier estime  que la promesse de décentralisation effective n’est que mirage, à la veille des élections ou pendant les campagnes électorales.

    Dépenses publiques

    D’autres points important soulevés par la société civile concernent le fonds alloué aux élections à venir. Il est en effet difficile pour le pays de supporter deux scrutins dans la même année. «La société civile n’accepte pas les dépenses publiques indues qui seraient générées par ce référendum constitutionnel car elles mettraient à risque la capacité de tous les acteurs concernés et du pays à bien assurer l’organisation et le financement des autres élections nationales déjà prévues par la constitution en 2018», a  indiqué le communiqué de «Rohy» en évoquant une probable inégalité des chances des candidats.

    Pour ce qui est du calendrier électoral, Rohy plaide en faveur de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui demande  à ce que le calendrier des élections présidentielles doit être connu et annoncé d’avance afin que toutes les parties prenantes se préparent efficacement.

    Pareil pour le cadre législatif et institutionnel. «Nous, OSC, réclamons la transparence sur les avant-projets de loi dont l’écriture a été confiée début septembre seulement à un Comité interministériel (…). C’est un droit pour la population et la société civile de prendre connaissance d’avance, avant soumission au Parlement, des textes légaux qui vont encadrer le processus électoral qui leur permettra d’élire le dirigeant de manière libre et équitable», estime le mouvement.

    Rakoto

     

    Les commentaires sont fermées.