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    Riposte à la peste : des barrages sanitaires dans les gares routières

    Riposte à la peste  : des barrages sanitaires dans  les gares routières

    Le bilan de l’épidémie de peste pulmonaire ne cesse de s’alourdir. Les mesures de riposte à tous les niveaux, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, s’intensifient en vue de maîtriser la situation.

    La peste au centre de toutes les attentions. Face à l’urgence de la situation, qui se solde chaque jour par la découverte de nouveaux cas suspects accompagnés de décès, une mobilisation générale, impliquant les fokontany, communes, régions et les ministères concernés… a été observée depuis le début de cette semaine. Mis à part les efforts dans l’assainissement mené au niveau de tous les quartiers de la capitale, des mesures de contrôle ont été mises en place au niveau des frontières, aussi bien régionales qu’internationales. L’opérationnalisation de la cellule interministérielle de riposte, en vue d’impliquer toutes les forces vives à prendre leurs responsabilités, selon l’instruction adoptée, hier, en Conseil de Gouvernement, est en train de se concrétiser.

    A ce propos, des barrages sanitaires ont été érigés au niveau des gares routières des taxis-brousse desservant les zones nationales, à savoir Fasan’ny Karana, Ampasapito, Ambodivona et Antohomadinika, et dans celles de la ville de Toamasina, en vue de contrôler l’état sanitaire des passagers, outre les sensibilisations et la campagne de désinfection sur les lieux. «Les passagers, qui débarquent ou partent pour une destination quelconque, présentant des symptômes douteux, passent tout de suite en Test de diagnostic rapide (TDR) avant de rejoindre leur foyer ou de poursuivre leur voyage», a expliqué le directeur régional de la Santé (DRS) d’Analamanga, le Dr Bodo Ramamonjisoa, avant d’ajouter que, «les concernés sont tout de suite transférés au sein des Centres de santé les plus proches en cas de test positif». «Cette initiative se complète avec le remplissage de la fiche individuelle par tous les passagers, où leur identité et coordonnées sont inscrites en vue de faciliter la prise de décision en cas de maladie en cours de route ainsi que la maîtrise de l’éventuelle propagation de l’épidémie», a souligné le SG du ministère des Transports, Landry Ramarojaonina.

    Pas de restriction sur les voyages et commerces internationaux

    L’OMS, qui appuie les efforts dans ce processus de riposte, n’a pas pour l’heure décrété une restriction de voyage ni de commerce au niveau international, comme l’a souligné, hier, la représentante résidente de cet organisme onusien, Charlotte Ndiaye, à l’occasion d’une conférence de presse organisée par le ministère de la Santé à Ambohidahy.

    «Jusqu’à nouvel ordre, la sortie et l’entrée dans la Grande île ne sont encore soumises à aucune limitation, dans la mesure où les contrôles aux frontières sont déjà renforcés suivant les Réglementations sanitaires internationales (RSI)», a-t-elle indiqué. Sur ce, un Sud-Africain, ayant été en contact avec des malades suspects, ayant voulu rentrer à son pays d’origine, a été retenu pendant quelques jours à l’aéroport international d’Ivato, pour passer des tests avant son embarquement. Ce dernier a pu reprendre son vol après que le test s’est avéré négatif.

    Fahranarison

    Le bilan s’alourdit

    Le bilan actuel ne cesse de s’alourdir, avec 169 cas jusqu’ à hier à 16 h, dont 30 décès, soit cinq mortalités de plus par rapport à la situation d’avant-hier selon les statistiques de la Cellule de crise au sein du ministère de la Santé. Hier à la même heure, le Grand Tana a compté 19 nouveaux cas, dont deux morts, contre 23 cas et 5 décès à Toamasina. Ces cas récemment enregistrés ramènent l’effectif des décès dans la capitale et ses périphéries à 10, d’après la même source. La partie Sud- ouest de l’île est également à surveiller dans la mesure où un cas suspect de peste bubonique a été notifié dans la soirée d’hier à Toliara, d’après une source auprès du ministère de la Santé.

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