Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
    Préc Suiv

    Une traînée de peste

    Une traînée de peste

    Un nouveau degré de drame est franchi. Encore deux décès de la peste enregistrés dans la capitale hier, ramenant le nombre des victimes à 10 dans la région Analamanga.  Après Moramanga, Toamasina, Antananarivo, Mahajanga, l’épidémie est maintenant à l’assaut du Grand sud. La peste vient d’annoncer ses effets dévastateurs à Toliara, et à ce rythme, elle risque de se répandre comme une traînée de poudre dans tout Madagascar.

    Au fur et à mesure que le nombre de décès  et de cas suspects augmente, les Tananariviens et les gens des provinces continuent à éprouver un moment de panique au quotidien. Même en prenant au sérieux la devise, « Mieux vaut prévenir que guérir », ça craint. La gravité de la situation est telle qu’à tout instant, on peut tomber dans la psychose.

    28 victimes en quelques semaines, et comme le foyer de l’épidémie n’est plus isolé, il est vraiment difficile de garder son sang froid. En plein milieu de sa saison, la peste grandeur nature gagne du terrain et n’est pas prête d’annuler son « rendez-vous » de la mort dans la Grande île. Elle peut surgir n’importe où, au bureau, au marché, dans la rue…à l’école. Loin d’une paranoïa, tousser dans un taxi-be ou dans un établissement public paraît à chaque fois suspect.

    Tant que l’épidémie continue à tuer et sème la terreur au sein de la population, parler d’une situation maîtrisée semble irréaliste. Se renvoyer la balle et chercher des boucs émissaires responsables au beau milieu du ravage n’est pas une attitude très rassurante. Une chose est sûre, cette maladie du passé, du temps de l’époque médiévale se conjugue au présent à Madagascar.

    Qui fait quoi ? Le régime pointe du doigt la Commune urbaine d’Antananarivo qui, d’après les critiques, a failli  à sa mission de service d’hygiène. Et réponse du berger à la bergère, l’ancien président de la République Marc Ravalomanana a mis les points sur les i à propos de la gestion du Service autonome de maintenance de la ville d’Antananarivo (Samva), sous la tutelle du ministère de l’Eau. Si le Samva est sous la direction de la CUA, ce qui n’est pas le cas, Antananarivo aurait été plus propre.

    JR.

     

    Les commentaires sont fermées.