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    Diaspora Brigitte Groleas : «J’ai un sentiment de redevabilité envers Madagascar»

    Diaspora  Brigitte Groleas : «J’ai un sentiment de redevabilité envers Madagascar»

    Le  forum de la diaspora titille la nostalgie des Malgaches résidant à l’extérieur. De par son nom, Brigitte Groléas, elle n’a rien de malgache. La couleur de sa peau ne donne aucun indice sur le pays d’origine de son père. Elle est apparemment une Française, une vazaha pure. Pourtant, née d’un père malgache et d’ une mère française, du sang malgache coule dans ses veines. Et la franco-malgache sent qu’elle l’est et elle en est fière. Cette professeure d’ informatique est consciente des enjeux de la contribution de la diaspora au développement de son pays. A noter que le forum de la diaspora se déroulera au pays du 26 au 28 octobre. Interview.

    *Les Nouvelles : Madagascar est le pays natal de votre père…

    -Brigitte Groléas : Je suis née à Madagascar. J’y suis restée deux ans. Le rapport entre mon père et sa famille étant toujours compliqué, mes parents ont décidé de vivre en France. Mon père est mort quand j’avais 10 ans. Puis j’ai oublié Madagascar. Jusqu’à mes 30 ans, une pensée me taraudait : «Tiens, si j’allais voir, au lieu de visiter les autres pays du monde, le pays magnifique que m’avait décrit mon père».

    * Maintenant, Madagascar attend beaucoup de la diaspora.  Quel peut-être votre apport au développement ?

    – J’ai senti au fond de moi-même que quelque chose me reliait à ce pays. Madagascar m’avait beaucoup donné. J’ai eu l’impression d’avoir un sentiment de redevabilité, de lui rendre ce qu’il m’a offert.

    *C’est-à-dire…

    – En ma qualité de professeure d’université, ce que j’essaie de faire maintenant, avec mes modestes moyens, c’est d’organiser et de donner une formation en informatique parce que c’est dans ce domaine que je travaille avec des gens compétents, réfléchis qui pourront prendre des décisions dont Madagascar aura besoin. Je m’évertuerai à ce qu’il y ait des étudiants malgaches en fin d’études qui feront leur thèse en France pendant une période de 3 ans, après quoi ils vont rentrer au pays pour transmettre leur savoir et remonter le niveau d’études sur place.

    * Une frange de la population expatriée qui, se sentant plutôt à l’aise ailleurs que chez soi, décide de s’implanter à l’étranger. Qu’en pensez-vous ?

    – Moi, je suis persuadée que la migration, avant tout, doit être vu comme un enrichissement aussi bien pour des Français que pour des Malgaches. Pourquoi ? Parce que ce n’est pas vrai que quand un Malgache vit en France, il rêve de s’ enrichir, de toujours vivre en France et de ne plus jamais revenir au pays. La migration à mes yeux, c’est le pont qui relie la France à Madagascar. C’est prendre de la France ce qu’il y a à en prendre et revenir chez soi parce qu’on aime vivre chez soi, on est bien dans sa peau chez soi. Le cas est pareil pour les Français. Ils viennent à Madagascar pour prendre un peu de cette nonchalance et de cette légèreté de vie à Madagascar pour apprendre à changer leur vie en France.

    * Apparemment, vous contribuez déjà au développement de Madagascar. Qu’ attendez-vous de ces jeunes que vous formez en France ?

    – J’espère que dans 20 ans, tous ces jeunes qu’on forme aujourd’hui auront de magnifiques choses à nous montrer en nous invitant à des conférences à Antananarivo en disant : venez, vous serez les spectateurs et ce sera nous qui vous apprendrons.

    Recueillis par Rakoto

     

    Une réponse à "Diaspora Brigitte Groleas : «J’ai un sentiment de redevabilité envers Madagascar»"

    1. Roustit André  11/10/2017 à 23:47

      J’espère et je crois que ce sentiment de redevabilité pourra devenir un atout de développement pour Madagascar.
      C’est à prendre au sérieux.

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