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    Question de choix

    Question de choix

    « Tu peux partir la tête haute ». Cette phrase a été prononcée par sa fille pour rendre hommage au Père de la démocratie malgache hier, en  évoquant le caractère de son illustre père. Humilité, franchise ou encore droiture. Autant de qualités qui ont marqué le Chef de l’Etat durant sa vie, mais qui lui a valu des récriminations et parfois des outrages sur le plan politique. Quoi qu’il en soit, il existe rarement d’hommes politiques qui peuvent se targuer d’avoir autant de reconnaissance que lui, aussi bien par ses proches que par ses « adversaires ».

    L’histoire retiendra d’ailleurs que, jusqu’ici, il reste le seul chef d’Etat à avoir accepté de se plier au verdict des urnes, sans tambour ni trompette. Sans oublier sa volonté de rester au plus près des malgaches en sillonnant le pays du Nord au Sud. Une véritable leçon de gouvernance auquel les actuels tenants du régime devraient s’en inspirer.  Car il semble que ces temps-ci, faire le tour du monde est devenu à la mode, sans que cela apporte du concret pour le Malgache lambda.

    A ce propos, une organisation de la société civile s’est interrogée hier sur l’importance de l’actuel déplacement présidentiel à Rome au point que cela ne mérite pas d’être reporté. D’autant qu’au niveau local, la situation est plus que critique avec la montée en grade de l’épidémie de peste. Mais il semble que pour le régime, ce n’est pas une urgence. Loin s’en faut. A titre d’illustration de ce qui est urgent pour le pouvoir, au moment du lancement de la procédure de déchéance du Chef de l’Etat en 2015, il était sur le point de partir au pays du  Soleil levant et de rencontrer l’empereur japonais mais le déplacement a été annulé. Cette fois-ci, la peste n’est-elle donc pas une menace, du moins pas aussi grave qu’une procédure de déchéance ? Peut-être, mais avec une soixantaine de morts, et un climat de psychose inquiétant, il serait peut être temps de rassurer les Malgaches. A moins que l’objectif ne soit pas de faire comme  l’ancien président Albert Zafy. C’est juste une question de choix que l’histoire retiendra.

    Rakoto

     

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