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    Peste – 805 cas et 74 décès depuis aout : des statistiques record depuis ces trois dernières années

    Peste – 805 cas et 74 décès depuis aout  : des statistiques record depuis ces trois dernières années

    Les lueurs d’espoir de contenir l’épidémie de peste, suite à la diminution des cas au niveau des foyers pesteux depuis ces trois dernières années, se sont effondrées. En seulement deux mois et demi, l’effectif des cas a déjà doublé par rapport à celui enregistré durant les saisons pesteuses de 2014 à 2016.

    La situation se dégrade. Les images des efforts entamés dans la lutte contre la peste, qui ont connu des améliorations significatives depuis 2014, sont ternies.  La Grande île devrait repartir à zéro si l’on se réfère aux statistiques actuelles, alors que la saison pesteuse a à peine débuté. Le bilan en date d’avant-hier fait état de 805 cas de peste, dont 595 de forme pulmonaire et 210 bubonique, dont 74 décès depuis le 1er août, soit en deux mois et demi. Alors que l’ensemble des cas notifiés pendant les trois dernières saisons pesteuses ne dépassait pas les 400.

    Selon les données du ministère de la Santé, les cas ont diminué significativement dans les foyers pesteux. 335 cas ont été enregistrés, dont 19 décès lors de la saison pesteuse 2014-2015. Un bilan qui a quelque peu augmenté lors de la saison 2015-2016, durant laquelle 380 cas et 68 décès ont été notifiés. Malgré l’apparition de cas dans des zones non pesteuses depuis des années en 2016-2017, notamment dans l’Atsimo-Atsinanana, à  Befotaka, Iakora et Midongy…on peut dire que l’épidémie a été maîtrisée comme il se doit, dans la mesure où le nombre de cas et de décès n’a pas connu de flambée particulière par rapport à la situation des deux saisons précédentes, avec 326 cas.

    Le niveau 2 d’alerte reste maintenu

    Jusqu’ici, la propagation de l’épidémie n’est nullement maîtrisée comme l’attestent les statistiques. Et ce malgré l’empressement des responsables, dont les principaux dirigeants de l’Exécutif qui avaient annoncé le contraire, dans leur déclaration au début de ce mois, puisque le nombre de cas de décès et celui des districts touchés (38) ne cessent d’augmenter.

    L’indice de propagation de l’épidémie, maintenu jusqu’à hier au «niveau 2» selon l’OMS, contrairement aux rumeurs qui circulaient sur les réseaux sociaux et selon lesquelles le pays était passé au «niveau 3» depuis avant-hier. Il n’empêche que cela suffit à réjouir le gouvernement si l’on se réfère aux communications rapportées à l’issue du Conseil de gouvernement d’hier. Tout comme le fait que, ces derniers jours, les cas de décès enregistrés au niveau d’Antananarivo ont tourné autour de 2 à 3 par jour. Alors que cette classification implique un risque de propagation nationale très élevé, bien que la contamination au niveau international soit limitée.

    Fahranarison

     

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