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    Avec peste et fracas…

    Avec peste et fracas…

    La barre psychologique des 100 décès de la peste est franchie. C’est certain. Et peut-être même largement car les statistiques officielles ont cela de défaillant qu’elles ne recensent pas les cas non déclarés. Mis les uns en face des autres, les faits ne peuvent laisser indifférent : ce décompte malheureux et non moins macabre tranche avec la mine réjouie affichée par les autorités sanitaires malgaches qui avaient clairement déclaré au mois de septembre que l’épidémie était maîtrisée. Quelques semaines et une centaine de morts plus tard, il apparaît que ce n’est guère le cas. Malgré tout, et quoique ce ne soit plus qu’à demi-mots, le même aplomb revient lorsque ces mêmes responsables exulteraient presque en annonçant que le nombre de décès a diminué, comme pour, l’air de rien, minimiser la gravité de la situation.

    Car au fil de l’historique de cette épidémie, l’erreur aura été pour les autorités de la minimiser, pensant sans doute qu’elles pourraient contenir en catimini la propagation de la maladie, sans que celle-ci ne fasse des vagues. Mais elles ont vite montré les limites de leurs capacités dans la gestion de la maladie et ont dû faire appel à l’expertise des organismes internationaux.

    Rien de nouveau donc sous le soleil dans la mesure où, malgré les discours suffisants des uns et des autres, rien ou presque ne tourne correctement au pays sans qu’une main étrangère ne vienne en appui. D’ailleurs, aussi désolant soit-il de le constater, on nous apprend encore à bien cultiver nos terres, à manger sainement, à nous laver les mains correctement… Et maintenant à enterrer nos morts de la peste de manière à ce que les dépouilles ne représentent aucun danger pour les familles et leur environnement immédiat. Dommage qu’on ne nous ait pas appris l’humilité et le sens des responsabilités, et que l’exemple de ces dirigeants, ministres ou autres qui démissionnent en cas d’échec, n’ait pas fait tache d’huile jusque chez nous.

    Cela étant, qu’on nous apprenne à nettoyer ou à assainir nos cours ou nos maisons, d’autres mériteraient davantage des leçons à ce niveau. Et pour cause, sous d’autres cieux, le ménage aurait été vite fait, avec pertes et fracas, parmi les responsables de cette débâcle dans la lutte contre cette épidémie de peste. Ici, même si le « ménage » a bien eu lieu, ce n’était pas celui que l’on croyait, bien au contraire. C’est dire quelles sont les priorités du moment pour certains…

    N.R.

     

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