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    Révision de la Constitution : Sahondra Rabenarivo parle de craintes réelles de troubles

    Révision de la Constitution   : Sahondra Rabenarivo parle de craintes réelles de troubles

    Invitée de radio France internationale (Rfi), dimanche dernier, la juriste Sahondra Rabenarivo a évoqué divers points relatifs à une éventuelle retouche de la Constitution, et qui continue d’alimenter les débats au sein du microcosme juridico-politique.

    Elle estime qu’il existe une crainte réelle de troubles par rapport à cette initiative initiée par le régime.  «S’il s’agit d’allonger le mandat du président en fonction, je crois qu’effectivement une grande partie de la classe politique n’accepterait pas», a expliqué Sahondra Rabenarivo au micro de Laetitia Bezain, assurant que beaucoup d’incohérences existent dans la Constitution mais la démarche du régime pourrait heurter la classe politique dans la mesure où le pouvoir n’indique pas ce qu’il proposerait à la place de ces clauses qu’il qualifie de problématiques.

    Les pro-régimes invoquent, notamment les dispositions de l’article 46 et 47 de la Constitution. L’article 47 dispose que «l’élection du président de la République a lieu trente jours au moins, et soixante jours au plus, avant l’expiration du mandat du président en exercice». Une disposition qui inquiète à plus d’un titre les tenants du pouvoir car, à cet effet, l’organisation du scrutin devrait se dérouler entre le 24 novembre et le 24 décembre 2018. Ils estiment alors que le délai est trop court pour organiser une élection à Madagascar.

    L’entre-deux-tours

    A en croire toutefois Sahondra Rabenarivo, ce délai est certes très court mais ce n’est pas impossible. Et pour cause, la Constitution de Madagascar depuis l’indépendance, en 1960, prévoit que l’élection du président a lieu dans ces délais-là et «que cela n’a jamais été un problème auparavant». Pour ce qui est de l’argument du délai très court de l’entre-deux-tours, elle explique que, sur ce point, l’esprit de la Constitution est d’égaliser les chances de tous les candidats afin d’empêcher des candidats d’abuser des prérogatives de puissance publique.

    Quoi qu’il en soit, lors de son intervention sur RFI, la juriste a apporté des solutions au débat sur la révision de la Constitution. «On peut chercher des solutions (…), par exemple dans des lois organiques qui décrivent cet intérim dans le code électoral qui fixe les délais», a-t-elle détaillé en ajoutant qu’il y a possibilité de trouver des solutions s’il y a vraiment la volonté de les trouver au lieu d’utiliser ces incohérences comme prétexte pour recourir à une révision constitutionnelle.

    Rakoto

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