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    Un premier pas vers la paralysie

    Un premier pas vers la paralysie

    « Le fait d’organiser des élections à la hâte enlèvera toute crédibilité et toute transparence à celles-ci ». Voilà une partie des déclarations du chef de l’Etat, durant son émission hebdomadaire « Le Rendez-vous », pour plaider en faveur de la révision de la Loi fondamentale qui se discute actuellement au sein du microsome politique. Le président a bien raison car la stabilité est un facteur primordial dans la marche vers le développement. Tout le monde s’accorde sur ce point et il est inutile de gloser à longueur d’année sur ce point.

    Sauf que là où le bât blesse, c’est que, dès janvier 2014, le jour de sa prestation de serment, il aurait dû savoir que, à moins qu’il n’ait jamais vu et lu la Constitution avant sa prise de fonction, que son mandat durait cinq ans. C’est écrit noir sur blanc dans la Constitution. En d’autres termes, dès 2014, il aurait dû comprendre que la présidentielle et les législatives se dérouleront cinq ans après. Donc, dire aujourd’hui que les élections devraient être organisées avec sérénité, en passant au préalable par des discussions autour d’une révision constitutionnelle, c’est tout simplement mystifier  les Malgaches, et plus encore les acteurs politiques. Car les élections, impliquant le code électoral, les lois organiques ou encore les préparatifs techniques… se préparent des années à l’avance et non à une année de la fin du mandat présidentiel. Donc, s’il faut blâmer un groupe ou une entité, ce ne peut être que les tenants du pouvoir pour la simple raison qu’ils n’ont pas pris la mesure de leurs responsabilités, à en croire les résultats de ces quatre ans de pouvoir.

    D’ailleurs, personne n’est dupe. Tous ces bavardages autour des élections ou encore de la Constitution ne sont que des manœuvres visant à perpétuer le mandat du président, d’une part, et, d’autre part, d’avoir l’onction populaire à travers des élections où toute semble déjà verrouillé. A ce titre, une formule de l’ancien président américain Barack Obama, lors de son discours à Addis-Abeba, pourrait bien s’appliquer à la situation malgache actuelle. Selon lui, « Lorsqu’un dirigeant essaie de changer les règles du jeu en cours de route pour rester au pouvoir, cela risque de créer de l’instabilité et des conflits (…). Et c’est souvent le premier pas vers la paralysie ». Tout porte à croire que, malheureusement, cette paralysie risque, encore une fois, de nous tomber sur la tête dans les mois à venir.

    Rakoto

     

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