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    Liberté syndicale : les journalistes solidaires avec Madagascar

    L’association des journalistes d’Afrique australe (Saja), en collaboration avec la Fédération internationale des journalistes (FIJ), a organisé un séminaire de deux jours sur la liberté syndicale et les droits du travail dans le cadre du projet TTU (2017), les 20 et 21 octobre à Maputo, Mozambique.

    L’objectif a été de discuter des problèmes affectant les syndicats dans la région, notamment les conditions de travail des journalistes, la mise en œuvre des conventions collectives et le recrutement des jeunes.

    Dans son allocution d’ouverture aux participants au séminaire, le président de la Saja, Michael Kudakwashe Chideme, a déclaré que le séminaire est d’une grande importance car il aidera à évaluer le développement dans la région en matière de liberté d’association. «Nous devons exprimer notre solidarité en apportant un soutien à nos collègues qui ne sont pas syndiqués dans la région, notamment à Madagascar et en Namibie. La liberté d’association est un droit fondamental qui doit être respecté par les gouvernements et les propriétaires de médias et la Saja doit faire plus pour s’assurer que les journalistes et les travailleurs des médias de la région puissent adhérer aux syndicats de leur choix”, a-t-il déclaré.

    Le secrétaire général de l’Union nationale du Mozambique (SNJ), Eduardo Constantino, a par ailleurs dénoncé les conditions de travail des journalistes. «La plupart des journalistes de la région continuent de travailler dans des pires conditions et reçoivent des salaires misérables sans aucune forme d’assurance médicale ou de sécurité sociale. Certains journalistes doivent même jusqu’à cinq mois de salaire à certaines maisons de presse», a-t-il ajouté. Il a donc appelé la Saja à «faire entendre sa voix contre ces pratiques inhumaines».

    Le directeur par intérim du bureau régional de la FIJ pour l’Afrique, Pa Louis Thomasi, quant à lui, a déclaré que la liberté d’association est une priorité pour la FIJ en ce qui concerne son mandat principal de construire des syndicats pour défendre les droits et le bien-être des journalistes. Il a affirmé que le droit à la liberté d’association et le droit d’organisation et de négociation collective consacrés par les conventions 87 et 98 de l’OIT sont des droits humains fondamentaux et que les organisations syndicales doivent continuer à sensibiliser leurs membres sur ces droits.

    Recueillis par Nadia

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