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    Chronique : un an avant le rendez-vous

    Le 1er Novembre 2018 le peuple entre en période de campagne électorale. La population se désintéresse dit-on de la politique, elle a fini de croire au miracle. Mais les gens n’en restent pas moins des êtres humains, et quelque part chacun essaie de s’accrocher aux branches, pensant secrètement avec un soupçon d’espoir : sait-on jamais ! Pourquoi pas après tout ? Tout simplement parce qu’il y a trop à faire, rien qu’à voir ce qui apparait. Même un Monsieur Miracle se lasserait avant de s’être mis à la tâche ne sachant quel bout prendre. Ce qui n’empêchera pas vaniteux et avides à être nombreux à se bousculer au portillon. Il n’est pas exclu que le spectacle d’une simple bousculade ne fasse qu’un bide, et que le public ne s’en désintéresse. Un moindre risque en rapport au danger que provoquerait par une frustration ayant pour raison un rendez-vous faussé.

    Quelles que soient les raisons avancées en justification d’un renvoi de ce rendez-vous, la population y trouvera prétexte pour exploser afin de cracher son venin en y accumulant tous les malheurs qu’on lui fait supporter, et toutes les couleuvres qu’on lui a fait avaler. Plus tôt on l’informera d’un éventuel retard, plus de temps l’opinion disposera pour se forger une détermination à riposter contre ce qu’on lui aura appris à reconnaitre de tentative d’escroquerie une prolongation de mandat hors des délais.

    D’un autre côté, les gens d’en bas se félicitent d’avance de cette période. S’ils ne se font aucune illusion sur les fêtes de cette année et ne s’en soucient presque pas, ils se consolent en ayant la tête dans celles de l’année prochaine, la pêche promet d’être bonne. Jamais encore l’argent n’aura coulé à flots comme ce qui s’annonce pour les prochaines élections. Les gens s’y préparent autant que les candidats de tous bords. Seulement la population a évolué et appris d’elle-même à en tirer des leçons. La pauvreté ne lui permet certes pas de dédaigner les petits cadeaux et dons, mais elle sait que ce n’est pas pour entretenir une quelconque amitié, c’est simplement pour acheter des suffrages à vil prix. Les gens en mesurent le mépris à leur égard. Il leur reste une question : lequel parmi « ces généreux d’un jour » pourrait être le moins dangereux, celui qui paie le moins ou celui qui paie le plus ? Comme la formule est rentrée dans les us, on fait encore moins crédit à celui qui tente de passer à l’as, un resquilleur.

    Léo Raz

     

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