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    Rapport sur l’environnement: trois espèces aquatiques menacent notre biodiversité

    Rapport sur l’environnement: trois espèces aquatiques menacent notre biodiversité

    Dans son Rapport sur l’environnement de Madagascar (Raem) 2017, la Direction générale de l’environnement (DGE) du ministère de l’Environnement, de l’écologie et des forêts (MEEF) note que trois espèces aquatiques introduites à Madagascar menacent notre biodiversité.

    Il s’agit de l’écrevisse Procambarus sp, connue sous le nom de « Foza orana », du poisson serpent d’Asie ou Channa maculata, ou « Fibata » et du crapaud masqué ou Radaka boka. Ces invertébrés d’eau douce détruisent la faune aquatique, en particulier, celle endémique.

    « Ils sont ainsi à l’origine de plusieurs millions de dollars de pertes chaque année », a souligné le Raem 2017. Il s’avère ainsi primordial de s’atteler à trouver des solutions, si l’on veut atteindre les objectifs de conservation de la biodiversité d’ici 2020.

    Procambarus sp

    La présence de l’espèce d’écrevisse invasive Procambarus sp a été signalée il y a quelques années au pays. C’est une espèce exotique, très dangereuse et un vorace prédateur de têtards d’amphibiens et d’autres invertébrés aquatiques, pouvant ainsi entraîner un déséquilibre dans l’écosystème aquatique en général. Elle détruit non seulement la faune aquatique, mais également la flore dont la riziculture.

    « Les actions qui ont été menées jusqu’ici ne sont pas suffisantes pour que la lutte s’affiche dans le durable »,

    a mentionné le rapport. D’autres investigations s’avèrent donc indispensables pour continuer la lutte contre cette écrevisse invasive.

    Serpent d’Asie ou Fibata

    L’introduction de cette espèce de poisson remonte aux années 80, dans le cadre de la promotion de l’aquaculture dans les différents lacs des Hautes terres. D’après le Raem 2017, il était vérifié que le «  Fibata » est responsable de la disparition de certaines espèces de poissons locaux, comme le « Paratilapia polleni » et de l’oiseau grèbe ou Tachybaptus rufolavatus dans l’Alaotra.

    Crapaud masqué

    Ce crapaud asiatique est arrivé à Madagascar plus précisément à Toamasina  en 2010. Il se trouve actuellement sur une superficie d’environ 98km2.

    Compte tenu de sa densité qui est de 400 crapauds par hectare, on estime que la population actuelle est probablement de l’ordre de quatre millions. Non seulement, cette espèce est toxique, mais elle est également un prédateur, présentant à la fois un danger pour les invertébrés et les vertébrés.

    Avec 40.000 œufs par an, le « Radaka boka » se reproduit rapidement et a une longue durée de vie.

    Recueilli par Sera R.

     

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