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    Libération du député Leva: la société civile s’y oppose

     

    La semaine dernière, les parlementaires de la Chambre basse ont adopté la suspension du mandat de dépôt émis à l’encontre de l’élu de Mahabo, Ludovic Raveloson suite à la requête de la Commission spéciale en charge de la levée des immunités parlementaires, déjà déposée auprès du ministère de la Justice.

    Une situation aberrante, selon la société civile qui s’y oppose fermement en rappelant les propos du chef de l’Etat selon lesquels « Tous les responsables doivent être des modèles d’intégrité et de droiture ».

    Lors d’une rencontre avec la presse à Ambatonakanga, les organisations de la société civile regroupant le Transparency International (TI-IM), Rohy, l’Alliance Voary gasy (AVG), l’association Lampogno, le CCOC, Fanamby et l’ONG Ravintsara ont adressé à leur tour une lettre ouverte au président de la République, au ministre de la Justice, à la présidente de l’Assemblée nationale et au président de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Elles interpellent ces chefs d’institution afin de remédier à la situation. Et le corporatisme est à bannir.

    La société civile demande ainsi au ministère de la Justice de rejeter la requête de la Commission spéciale de Tsimbazaza. « La décision du pouvoir judiciaire doit être respectée en vertu du principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Dans le cas contraire, une libération illégale serait perçue par les citoyens comme une nouvelle manifestation de l’impunité dans notre pays », a-t-elle fait savoir.

    Vigilance

    En effet, le député a déjà été condamné à 5 ans de prison ferme pour exploitation et mise en circulation illicite de produits forestiers avec abus de pouvoir. Ayant bénéficié d’un statut de main-d’œuvre pénale, son retour en prison de Morondava a été effectif lundi. La société civile soutient d’ailleurs qu’il ne devrait bénéficier d’aucune immunité parlementaire étant donné que la condamnation a été prononcée lors de la campagne électorale durant laquelle son mandat de député avait déjà expiré.

    Dans tous les cas, la société civile reste vigilante par rapport aux « menaces et intimidations exercées à l’encontre du personnel administratif du ministère de la justice, des membres de la société civile, des représentants des médias et de toute personne ayant un intérêt à ce que justice soit rendue dans cette affaire », a-t-elle conclu.

    Tahina Navalona

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