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    Olga del Madagascar: « Sauver la nature est une urgence »

    Olga del Madagascar: « Sauver la nature est une urgence »

    Une chanteuse écologiste originaire d’Andapa, Olga del Madagascar ne jure que par la biodi­versité malagasy. Depuis l’Italie, elle souligne l’importance des efforts pour préserver Dame Nature, notamment dans ce contexte de crise sanitaire.  Interview

    *Les Nouvelles : Dans un premier temps, parlez-nous de votre parcours en tant que chanteuse écologiste.
    – Olga del Madagascar : Madagascar est un très beau pays, mais malheureusement, il souffre de nombreux problèmes écologiques. Son taux de déforestation fait partie des plus élevés du globe. Ce qui affecte aussi la vie quotidienne de notre peuple. Quand j’ai pris conscience de cette situation dramatique, j’ai voulu devenir chanteuse écologiste. Avec ma voix et mes chansons, je célèbre la beauté de mon pays et sensibilise, par la même occasion, mes compatriotes à l’importance de protéger à tout prix la nature, sous toutes ses formes. Jusqu’à présent, j’ai sorti trois albums.

    *Justement, vous avez sorti un album tout récemment…
    – Après « Bois de rose » et « Ma nature », mon récent album qui s’intitule « Le mon­de entier » aborde les questions du racisme et des inégalités. Pour dire que nous sommes plongés dans la globalisation. En effet, ce qui passe dans un coin du monde a des conséquences visibles sur le reste de la Terre. C’est d’autant plus évident maintenant avec la crise du Covid-19, un virus qui est apparu dans un marché en Chine avant de se propager partout dans le globe.

    *Comment la diaspora malagasy en Italie vit-elle cette crise sanitaire au quotidien ?
    – La diaspora malagasy en Italie est principalement représentée par des prêtres et religieuses, tandis que les laïcs comme moi sont peu nombreux. Nous mettons un point d’honneur à fédérer cette petite communauté. Dans ce dessein, je suis également présidente de « Mala­ga­sy miray de Turin », l’unique association pro-Mada­gas­car dans la région Pié­mont. Jusqu’à présent, nous n’avons pas rencontré de graves problèmes sanitaires. Peut-être et je l’espère : nous sommes vraiment résistants. Nous sommes tous respectueux des consignes sanitaires en vigueur. Le pays vit dans une période de confinement qui est passé à la «phase 2», avec une réactivation de quel­ques activités commerciales. Dans la même occasion, nous suivons avec grande attention l’actualité à Mada­gascar, puisque nos familles sont toutes là-bas.
    *Quel est votre agenda cette année, avez-vous des projets pour Madagascar?
    – La crise du Covid-19 a brusquement changé et bouleversé les programmes des millions de personnes parmi lesquelles, les artistes, y comprise moi-même. J’avais commencé l’année avec un concert à Paris et j’avais beaucoup d’autres plans et concerts planifiés jusqu’en Russie. Une série de dates est également prévue pour les mois d’août et septembre au bercail avec mon frère R.J, qui crée d’ailleurs toutes mes musiques. Dom­mage, tous les concerts ont été annulés. A ce sujet, je suis plutôt perplexe pour ne pas dire désolée car je suis une femme toujours positive. J’espère de tout cœur qu’on va relancer les concerts le plus tôt possible.

    *Un message à adresser aux compatriotes?
    – Cette crise sanitaire concerne tout le monde. Il est plus que jamais urgent de concentrer tous les efforts pour endiguer la progression du Covid-19. Faut-il également rappeler que le déclin de la biodiversité accélère l’émergence de virus dangereux. A cet effet, sauver la nature est une urgence, car elle recèle pleine de ressources et d’espoirs. Il faut bien que notre île montre l’exemple pour convaincre le reste du monde.

    Propos recueillis par Joachin Michaël

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