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    La paix…

    La paix…

    Les uns se targuent d’avoir réussi leur coup : celle d’avoir fait vaciller, sinon douter le pouvoir en place. Ce dernier se réjouit d’avoir réussi à maintenir l’ordre public. Malgré tous les gênes que cela a occasionnés. Les fanatiques se déchirent notamment sur les réseaux sociaux pour se gargariser d’une victoire sur le camp d’en face et certains se transforment en pseudo-analystes politiques pour des critiques faciles. En choisissant les mesures et le dispositif déployés samedi dernier, l’Etat aurait-il donné trop d’importance au mouvement de l’opposition ? Peut-être. Mais quels dirigeants normalement constitués et doués de raison auraient bien pu, après une semaine
    d’émeutes, d’incendie, de mise à sac et de barrages sur la voie publique orchestrés au sein de quelques universités et quand certains clament ouvertement qu’ils vont faire le forcing sur le 13 mai, autoriser une manifestation en plein centre-ville ? Tous les habitants, riverains et commerces opérant dans le secteur d’Analakely, Ambohijatovo, voire Antaninarenina ont déjà tremblé face à la perspective d’éventuels débordements et n’ont pu vaquer sereinement à leurs activités. Question : toutes proportions gardées et dans les mêmes conditions, s’ils avaient eu à prendre la décision, les opposants de maintenant l’auraient-ils fait? Auraient-ils seulement permis que ce prétendu rapport ait lieu en proposant en même temps un autre site? En effet, aussi nébuleux soit-il et malgré les dénégations des partisans de l’opposition, ce fameux «rapport» n’a aucunement été interdit, même s’il est clair que cela n’a rien à y voir et que c’est un prétexte à ce mouvement qui se veut de faire des vagues… Donc, troubler l’ordre public à tout prix, quitte à sacrifier la vie de la majorité de la population, même ceux qui ont choisi de ne se ranger dans aucune case politique, serait-il donc plus démocratique que de respecter les autres? L’ordre public est un bien précieux dont doit jouir tout un chacun pour qu’il puisse gagner sereinement sa vie, en particulier en cette période extrêmement difficile au niveau socioéconomique. Quelle que soit son opinion ou couleur politique, il faudrait juste, en principe, un minimum de bons sens pour le comprendre…

    N.R.

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