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    Mercredi des idées en goguette: Total régal

    La vie “normale” semble avoir repris son cours, à voir les scènes de vie quotidienne du moment.

    Et c’est reparti pour les joies des embouteillages, les petits plaisirs de la pollution pendant pratiquement toute la semaine, les attroupements monstres dans le centre-ville, les marchés et les confins des quartiers où les uns se collent allègrement aux autres. Et puis les routes nationales qui renouent avec les décès. Qu’est-ce qui aurait donc bien pu s’y passer, quand ces axes routiers étaient fermés, raisonneront certains ; mais les accidents routiers sont-ils donc un passage obligé, une fatalité pour que dès le premier week-end de sorties vers les régions,  ils fassent des victimes ? Et il y a également les sorties festives et soirées bien arrosées que n’interrompent, malgré le maintien de leur interdiction, que l’heure du couvre-feu…

    Est-ce la perspective de la célébration du 61ème anniversaire de l’Indépendance du pays mais un air de fête plane. Le déconfinement progressif a été décrété et certains, pour ne pas dire beaucoup, sortent et travaillent réellement pour leur survie tout en respectant un minimum les gestes barrières. Mais d’autres pour le plaisir et pour ceux-là, on aura beau répéter une bonne centaine de fois que le virus continue d’évoluer au pays et que les dispositifs de sécurité sanitaire restent en vigueur, ils n’en auront que faire.

    Tout le monde souhaiterait forcément garder un optimisme à toute épreuve mais difficile de ne pas penser au spectre du Covid qui plane encore et toujours, avec des nouveaux cas recensés quotidiennement et surtout un nombre encore conséquent de patients souffrant de formes graves. Quoi qu’il en soit, cette menace permanente aura sans doute eu au moins le mérite de réveiller le réflexe vaccinal parmi une bonne partie de la population. Il faut en effet relever qu’après l’indifférence quasi-générale des premières semaines qui ont suivi l’arrivée des premières doses au pays, la tendance s’est quelque peu inversée. Et depuis que le nombre de vaccinodromes a été multiplié, personnalités connues comme anonymes y font la queue pour une injection. Les campagnes de sensibilisation ne discontinuent pas non plus à l’approche de la date de péremption de ces premières doses de vaccin. Et force est donc de constater que bon nombre y ont été plus sensibles qu’ils ne l’ont été pour les appels au respect des mesures sanitaires.

    “Velirano”

    Aucune véritable corrélation n’a finalement été établie entre la saison hivernale et la flambée des nouveaux cas de Covid, mais il s’avère d’une manière générale que les systèmes immunitaires sont quelque peu en berne en cette période, raison pour laquelle celle-ci est propice aux rhumes, grippe et toux. Reste ainsi à espérer que le coronavirus ne connaisse pas de nouveau rebond épidémique. De surcroît quand, à l’image d’une population qui semble vouloir définitivement passer à autre chose, jusqu’à faire comme si le virus n’était plus là, même les autorités réagissent aussi a priori de la même manière. Mais seulement en apparence puisqu’au grand dam des détracteurs et de l’opposition – qui aurait sans doute plus intérêt à régler ses propres problèmes de leadership – elles demeurent saisies de la question sanitaire. Alors, quand pour mieux critiquer et asseoir leurs arguments, cette partie de l’opinion publique ne retient que les inaugurations de stades, l’autre frange souligne que que ce ne sont en aucun cas les seules infrastructures mises en place ces dernières semaines. Tout en rappelant que des CSB, écoles, ou encore des structures destinées à la lutte contre l’insécurité ont vu le jour. De toute manière, quand l’alerte est passée, on a vite oublié que les installations sportives ont été plus que salvatrices tout au long des deux vagues du Covid qu’a essuyées le pays lorsqu’elles sont devenues des centres d’accueil et de traitement des malades. Et quand, d’un côté, l’on se dit aussi féru de football ainsi que de l’équipe nationale, et que de l’autre on dénonce la construction de ces stades, on voit mal où se situe la logique dans tout cela. Bref, à y voir de plus près, c’est surtout cette course aux réalisations qui vexe certains qui, s’il n’y en avait pas, trouveraient encore à redire en soutenant par la suite que le pouvoir prend le prétexte de la crise sanitaire pour justifier le fait qu’il n’ait rien accompli.

    Que cela n’empêche pourtant pas les localités concernées de profiter de ces infrastructures sanitaires, scolaires, sécuritaires ou sociales, ou les habitants des autres régions de se réjouir de cette normalité retrouvée. Jusqu’à une éventuelle troisième vague qui, risque bien de survenir, et plus vite qu’on ne le pense si chacun n’y prend réellement garde.

     

    N.R.

     

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